Environ 650 personnes, selon le comptage de la police de Bruxelles-Ixelles sur place, ont manifesté dimanche après-midi entre 14h30 et 17h00, entre la gare du Nord et la gare du Midi à Bruxelles pour la régularisation des personnes sans-papiers.

Des discours ont été prononcés à partir de 14h30 devant la gare du nord. "Avec la législature de Charles Michel, pensez toujours à Mawda", a rappelé Serge Bagamboula, porte-parole de la Coordination des Sans-papiers. "Pensez aux rafles. Avec cette législature, pensez aux visas qui ont été vendus à 10.000 euros". Alexis Deswaef, administrateur de la Plate-forme citoyenne de soutien aux réfugiés et président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme a ajouté que "la Belgique a connu une régularisation en 1999 et en 2009, ce qui prouve qu'au minimum c'est tous les dix ans et on y est. 2019 doit être l'année de la régularisation des sans-papiers, pour que ces personnes puissent mener une vie digne, à nos côtés, dans ce pays qui est devenu le leur".

La CSC et la FGTB étaient également présentes. Le représentant de la FGTB qui a pris la parole a défendu que "tant que des multinationales organisent la misère dans le monde et tant que des chefs d'Etats s'enrichissent sur le dos des populations africaines (...), le seul devoir qui est le nôtre c'est accueillir dignement tous ceux qui ne sont que des victimes des politiques de nos gouvernements en Europe".

Les manifestants ont brandi de nombreuses pancartes portant le message "Réfléchissez avant de voter". Différentes banderoles ont également coloré le cortège. Elles arboraient des messages comme "Une seule solution: régularisation" ou "Libre circulation". Des musiciens ont rythmé la manifestation en donnant de la force aux slogans scandés.