La question de la disparition des abeilles a été abordée hier au Parlement bruxellois.

153 milliards. L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et le Centre national de recherche scientifique (CNRS) ont estimé à 153 milliards d’euros l’apport mondial annuel du “travail” des abeilles. Sans elles, 30 % des fruits et légumes pourraient disparaître dans les années à venir. “Les abeilles sont le symbole de la biodiversité mais leur nombre diminue de manière inquiétante d’année en année”, déplore Jonathan de Patoul (Défi). Hier, le député régional a interpellé le ministre de l’Environnement Alain Maron (Ecolo) sur la question.

Celui-ci a assuré qu’une stratégie serait finalisée d’ici au printemps 2020 et qu’un atlas des abeilles existe bien : 192 espèces d’abeilles sauvages sont recensées en Région bruxelloise. “Plus que des recensements, il faut maintenant apporter aux abeilles sauvages plus de lieux où la nidification est possible et où les plantes dont elles ont besoin sont présentes en nombre.”

S’inspirant de ce qui se fait depuis peu à Utrecht, aux Pays-Bas, le député propose de recouvrir de fleurs le toit des abribus de la Région. “La végétalisation des toits des arrêts présente de nombreux avantages dont celui d’attirer et de sauver les abeilles, de capter la poussière fine, stocker l’eau de pluie et refroidir par temps chaud”, approuve la députée libérale Aurélie Czekalski qui a également interpellé le ministre à ce sujet.

Bonne pour les abeilles et les Bruxellois (es), cette mesure n’est cependant pas à l’ordre du jour, essentiellement pour des questions de gestion. Alain Maron estime qu’il s’agit d’une idée séduisante mais que le développement d’un maillage vert dans la Région est à privilégier. La Stib ne gère en outre que 640 abribus sur 1 650 dont certains, classés, ne sont pas conçus pour accueillir un toit végétalisé.

“Il faut effectivement faire attention à ne pas venir avec des idées gadgets mais la végétalisation des toits des abribus et plus largement du matériel urbain reste une possibilité intéressante qui contribue au maillage vert et permet de rendre la ville plus belle et agréable”, conclut Jonathan de Patoul.