Le président du SLFP pompiers se dit "complètement abasourdi" par l'incident raciste qui touche la caserne des pompiers de Bruxelles.

"Ce n'est pas un pompier, j'en mets ma main à couper", lance Eric Labourdette. "Il n'y a jamais de faits de racisme dans cette caserne. Lorsqu'il y a quelques semaine, un pompier d'origine maghrebine s'est fait violemment agresser à Laeken, tous ses collègues l'ont défendu et l'ont soutenu. Ici, c'est trop gros. Rendez-vous compte que, pour un pompier, agir de telle sorte, c'est risquer le licenciement, la fin de sa carrière. Il faut aussi savoir que les professionnels et les stagiaires sont très peu en contact. Mon bureau est à la caserne. J'ai pu ce mercredi matin discuter avec les hommes qui étaient de garde. Ils tombent des nues. Quant au personnel administratif, il n'a pas accès aux casiers."

Le syndicaliste évoque une autre hypothèse qui n'impliquerait pas les pompiers professionnels: "Ne pourrait-il s'agir d'un de ses collègues en formation? Parmi les stagiaires, il y a parfois un contexte de concurrence, de compétition. Les tensions sont fréquentes."