Budget restreint ou pas, le Premier s’arc-boutera sur son bon sens. Pour un Anderlecht propre et équipé (toits, écoles, etc.)

ANDERLECHT La patte d’Eric Tomas (PS), le néobourgmestre, quelle sera-t-elle ? Qui mieux que l’intéressé brosserait utilement quelques-uns des dossiers phares de sa mandature 2012-2018 ?

De par la situation, pas moyen de faire grand-chose, ébauche prudemment le successeur de Gaëtan Van Goidsenhoven (MR). “L’utilisation, au mieux, des moyens à disposition pour faire face au boom démographique” cadencera son action de Premier Anderlechtois. Comprenez, par exemple, l’impérieuse nécessité de répondre aux besoins en crèches et écoles et ce, malgré “un budget étriqué”.

LE défi des six ans se complétera, là d’“améliorations du service à la population”, ici d’une fixation sur la propreté : “Ce point, fondamental, a été évoqué 200 fois en campagne”. Et le docteur en sciences appliquées de prôner “organisation plus efficace, sensibilisation et répression”. Elke Roex (SPA) assumera la pesante tâche. En un timing qu’Eric Tomas serre : “En un an, le changement doit être visible.”

De bien plus longue haleine, le logement embrassera évidemment les futurs quartiers Trèfles et Erasme/Chaudron. “Impensable”, estime notre interlocuteur à propos du second, “qu’il n’y ait pas d’école en un lieu où vivront 3.000 personnes !” À l’identique, il y préconise des toits sociaux.

Naguère (de 1995 à 1999) secrétaire d’État au Logement, Eric Tomas ne risquait pas de se montrer insensible au quotidien du Foyer anderlechtois. “Nous mettrons le paquet sur les rénovations des logements les plus anciens. L’objectif ? Qu’à la fin de la législature, il n’y ait plus de maisons vides, ni à la Roue, ni au Bon Air.” Gageons que Guy Wilmart, l’un de ses hommes de main, l’aidera, à la tête du Foyer, à accomplir cette marotte.

Que l’on parle Mobilité (“Peut-être faut-il simplifier le plan de stationnement” ou encore “De Lijn, chaussée de Ninove ? Ils veulent tout à fait tuer le commerce ? C’est non !”) ou quoi que ce soit, Eric Tomas s’appuie(ra) avec méthode sur une “vue rationnelle des choses”.

Les Anderlechtois(es) ne demandent qu’à voir.



© La Dernière Heure 2012