Sur les 2.000 personnes ayant répondu à l’enquête de la région sur le bien-être animal, 71 % pensent que les lois religieuses ne devraient pas primer sur la loi. En Wallonie et en Flandre, cette dernière impose l’étourdissement avant abattage. Un chiffre que même Bernard Clerfayt (DéFI) remet dans son contexte, car il est impossible de savoir si les sondés étaient représentatifs de la population bruxelloise et de sa multiculturalité. "Cette enquête n’est pas une vérité ni une consultation populaire. Mais la question qui se pose, c’est : est-ce que le bien-être animal est une question démocratique ? "

Certes, mais le ministre n’en démord pas. "Les meilleurs juristes belges et européens se sont penchés sur la question. Selon eux, c’est une petite atteinte à la liberté de culte, mais une atteinte légitime (…) parce qu’elle a un but légitime, qui est de réduire la souffrance animale. Elle est proportionnée parce qu’il n’y a pas un autre moyen d’atteindre l’objectif sans prendre cette mesure. Elle ne met pas, globalement, en péril le respect que l’on doit aux communautés religieuses".

A l’heure actuelle, il n’y a pas encore de rencontre prévue entre les autorités religieuses et politiques à ce sujet. Ceci dit, Bernard Clerfayt se dit toujours ouvert au dialogue, malgré sa fermeté. "Ce sont deux valeurs auxquelles je tiens au même niveau" .