L'auditorat a qualifié la Mission locale d'Etterbeek de "fabrique à burn-out" et sa hiérarchie d'"inhumaine", lors de son réquisitoire en janvier dernier. Il a estimé que les trois prévenus sont coupables de ne pas avoir pris des mesures relatives à la prévention des risques psycho-sociaux.

En 2018, une employée, victime de ce système managérial qualifié d'inhumain, s'est suicidée, après avoir subi une surcharge de travail pendant de nombreux mois, mais aussi du harcèlement et de la discrimination par rapport à ses collègues.

La CNE, dont l'employée était une déléguée, a indiqué avoir à l'époque alerté le Conseil d'Administration de la Mission locale d'Etterbeek ainsi qu'Unia, et encore le Service de prévention et de protection (SEPP), en vain.

Le syndicat a dénoncé les limites du système de prévention des risques psycho-sociaux dans le milieu du travail tel qu'il existe actuellement, et la lenteur des procédures de plainte, alors que le harcèlement au travail doit être traité rapidement.