Dès ce mois-ci débutera un partenariat entre l’ULB et la commune d’Etterbeek autour d’une étude d’une durée de six mois visant à repenser l’aménagement des cours d’école et des espaces communaux ouverts. L’objectif : repenser ces espaces afin de les rendre plus verts, plus perméables sans oublier la dimension d’égalité des genres pour les cours d’écoles.

"Si cette déminéralisation et cette verdurisation répondent à des objectifs environnementaux évidents, les enjeux sont encore plus larges dans le cadre des cours d’école. En effet, de nombreuses études semblent suggérer que les espaces verts favorisent la socialisation, la santé mentale, le développement sensoriel et cognitif des enfants et contribuent à réduire leur angoisse et leur stress", explique Françoise de Halleux, échevine Ecolo de la Transition écologique, de la Santé et de l’Égalité des genres.

La verdurisation des cours d’école comporte également des bénéfices en termes de cohésion sociale. "Verduriser ces espaces est essentiel pour offrir des espaces verts pour les enfants issus de milieux précarisés. Les besoins de ces derniers sont d’autant plus accrus qu’ils vivent souvent dans des logements exigus situés dans des contextes totalement bétonnés", ajoute Karim Sheikh Hassan (Ecolo), échevin de l’Espace public et de la Cohésion sociale.

Par ailleurs, en parallèle de la verdurisation, l’étude se concentrera sur la dimension de genre. Elle visera à repenser de manière égalitaire la répartition genrée des cours de récréation. En effet, actuellement, cette répartition est en règle générale extrêmement défavorable aux filles, vu la traditionnelle disposition centrale des terrains de football et l’absence d’espaces délimités et visibles dédiés à d’autres jeux et activités.

Les résultats de l’étude sont attendus pour mars 2021.