La porte-parole de la police explique qu'un arrêté a été pris par le bourgmestre de la Ville, sur base de risques identifiés au niveau de la sécurité et de la salubrité publique. Elle précise que le bâtiment est une propriété de la Ville.

La campagne de réquisitions solidaires est portée par un collectif composé de citoyens engagés, de groupes de sans-papiers et de différents mouvements actifs autour du droit au logement. Il avait ouvert ce bâtiment pour une quinzaine de femmes avec et sans papiers, qui ont des enfants. Elles n'étaient pas encore dans les lieux, des travaux d'aménagement étant en cours en vue de préparer leur arrivée. Le collectif avance que seuls 5 à 10 de leurs membres ont été évacués.

"On est surpris de cette évacuation alors que le moratoire sur les expulsions court jusqu'à dimanche et que les risques au niveau de la sécurité avancés était pris en compte, vu qu'on avait commencé des travaux dès notre deuxième jour d'occupation", défend un porte-parole du collectif. "Il était évident pour nous qu'on n'allait pas accueillir des femmes avec enfants dans un cadre de vie qui n'avait pas été rendu adéquat. L'inspecteur des bâtiments de la commune qui est venu sur place nous avait dit qu'il nous pensait capables de réaliser les travaux nécessaires. C'est aussi un bâtiment de stockage de livres de la Ville, mais il nous semblait qu'il y avait une volonté de retirer une partie des livres du bâtiment".

Le porte-parole avance que les solutions alternatives proposées par le CPAS de la Ville de Bruxelles ne conviennent pas aux femmes : "Ce sont des logements sur des périodes courtes, parfois dans des centres mixtes surpeuplés. Ce sont des femmes qui sont justement dans ce genre d'endroits depuis un certain temps et qui recherchent de la stabilité".