Souvent appelée pour des conflits familiaux, de voisinage ou de quartier, l’équipe de médiateurs est amenée à intervenir tant en rue qu’au sein des foyers pour chercher, avec l’accord et la participation des personnes concernées, des solutions à ces conflits de vivre ensemble. Chaque jour, en plus de réagir aux appels des habitants, des médiateurs sillonnent la commune à leur rencontre. Grâce à sa grande diversité, l’équipe d’Egregoros peut dialoguer avec tous types de publics, sans freins linguistiques ou culturels.

Sur les 3741 appels reçus par Egregoros en 2019, deux tiers concernaient des conflits et un tiers étaient des demandes d’accompagnement, d’écoute ou d’aide administrative. C'est dans ce second cas de figure qu’un partenariat entre Egregoros et le CPAS prend son sens.

“Egregoros peut parler aux habitants des aides disponibles, qu’elles soient connues, comme le revenu d’intégration sociale, ou moins connues, comme les aides alimentaires, scolaires ou médicales. Les médiateurs peuvent aussi accompagner les habitants dans leurs démarches administratives en les aidant à surmonter d’éventuelles difficultés linguistiques, culturelles, numériques”, explique le président du CPAS Sébastien Lepoivre.

Un autre atout de l'ASBL : sa grande disponibilité. Là où le CPAS (02/247 65 65) ne peut répondre présent que durant les heures de bureau, l’équipe d'Egregoros (0800 11 403) est sur le pont tous les jours de 9h à 1h du matin, y compris le weekend et les jours fériés.

“La collaboration avec le CPAS n’est pas neuve, mais le fait de la renforcer et de la systématiser est une évolution très importante pour réduire la sous-protection sociale, indique le bourgmestre et président d'Egregoros Ridouane Chahid (PS). En s’associant au travail de rue, le CPAS aura désormais une vision plus concrète des réalités quotidiennes de la population everoise. Les assistants sociaux du CPAS pourront aussi faire appel à Egregoros quand les besoins du citoyen dépasseront la mission du CPAS, qu’il s’agisse d’un accompagnement psychosocial, d’un suivi de grande précarité ou d’aides pour celles et ceux qui n’entrent pas dans les conditions pour bénéficier de l’aide du CPAS.”