Le CPAS développe une cellule de veille sociale de première ligne organisée en partenariat avec l'ASBL Egregoros, en charge, à Evere, de la médiation locale, sociale et de proximité. En parallèle, un plan de communication et un site Internet renforceront l’information des Everois(es) sur les services du CPAS et sur leurs droits, en veillant à l’accessibilité des contenus, notamment pour les personnes porteuses de handicap ou dont le français ou le néerlandais n’est pas la langue maternelle.

“Le défi est double : d’une part les confinements successifs ont intensifié le recours aux modes de communication virtuels. D’autre part, cette tendance à la digitalisation des contacts risque de renforcer la fracture numérique et implique de redoubler de vigilance: il ne faut surtout pas négliger la communication de proximité, essentielle pour nos publics”, explique Sébastien Lepoivre (PS), président du CPAS.

Un diagnostic social-santé permettra au CPAS d’identifier les données concernant les différents déterminants ayant un impact sur les inégalités sociales en santé, les besoins de la population everoise précarisée et par le biais de démarches communautaires, les actions pouvant y répondre. Ce projet sera mené en partenariat avec l’ASBL Sacopar qui a pour objet social le développement de la citoyenneté dans le domaine de la santé.

En collaboration avec l’administration communale et Everecity, un espace communautaire verra le jour dans le quartier Picardie où seront organisées des activités sociales et sportives comme de la gymnastique douce, des moments de rencontres, des ateliers créatifs…. Le service d’aide aux familles du CPAS s’y installera et sera dès lors encore plus accessible à la population.

Enfin, un restaurant social ouvrira dans le quartier Germinal en collaboration avec la société publique de logements sociaux Everecity et les Cuisines bruxelloises. Le CPAS compte y fournir des repas chauds à raison de trois jours par semaine et y organiser des activités liées à la santé, notamment des ateliers sur l’alimentation saine et des activités sportives.

“L’impact psychosocial de la crise n’est plus à démontrer. Le lien à l’autre est essentiel, d’autant plus quand on n’a rien d’autre. Nous voulons prévoir des lieux d’échange et de retrouvailles dès qu’il nous sera à nouveau permis de nous réunir”, souligne le président du CPAS.

Les différentes conventions de partenariat cadrant ces projets ont été signées au premier trimestre 2021. Ils devraient ainsi voir le jour d’ici la fin de l’année pour autant que les mesures officielles le permettent.