Bruxelles Plusieurs voix politiques se sont élevées face à ce qui est considéré comme un débordement policier.

Ce dimanche, plusieurs élus de la Ville et de la Région bruxelloise se sont exprimés suite à la répression violente des manifestations de ce samedi.

L’échevin du Climat de la Ville de Bruxelles Benoît Hellings (Ecolo) a affirmé qu’une réunion se tiendrait dès lundi avec le bourgmestre et les échevins. “Cette violence pose une grave question qui mérite des réponses. Il faut que les futures manifestations climatiques (et toutes les autres) de Bruxelles fonctionnent comme les 21 manifestations précédentes : dans la joie, la revendication et le respect.” Une réunion se tiendra dès lors pour comprendre le déroulement des actions policières et découvrir le rapport de la police.


De son côté, le bourgmestre Philippe Close (PS) n’a pas souhaité réagir, préférant d’abord faire un état des lieux des événements. Ce dernier assume cependant pleinement avoir pris la décision de mettre un terme à l’occupation pacifiste du mouvement Extinction Rebellion, “pour respecter l’espace public et remettre de l’ordre dans la circulation.” Ce à quoi la présidente du conseil communal de la Ville Liesbet Temmerman (Ecolo) a réagi. “Réprimer une action (qu’elle ait lieu dans ou en dehors de la zone neutre bruxelloise) c’est un choix, pas une obligation. Ce n’est JAMAIS une obligation, et il est important de préciser cela.”


Enfin, depuis les bancs de l’opposition, la cheffe de groupe PTB Mathilde El Bakri interpellera la majorité à ce sujet. “C’est intolérable. Comment est-ce possible qu’une ville qui vote l’état d’urgence climatique trois semaines plus tôt réprime des militants pacifistes pour le climat avec une telle violence ?”, s’est indignée la cheffe de groupe avant d’inviter tous les militants présents à envoyer leur témoignage et à venir assister au prochain conseil communal du 21 octobre.