"Aujourd'hui de plus en plus de personnes ont du mal à joindre les deux bouts sans pour autant avoir le droit de bénéficier d'aides publiques. Nous les aidons sans discrimination à accéder à des aliments frais et variés à faible coût (50% du prix affiché en magasin) dans un créneau horaire différent", explique samedi son porte-parole. "Il y a de la marge et de la place pour toutes les initiatives. Et il est important d'avoir des initiatives privées parce que l'aide publique ne peut pas être sur tous les fronts. Nous agissons en complémentarité des associations caritatives et des CPAS", ajoute-t-il.

"Même si notre fonctionnement est différent, nous avons les mêmes objectifs: lutter contre le gaspillage et permettre l'accès à une alimentation à petits prix pour tous. Il n'y a pas d'exclusivité, surtout dans ce domaine. Nous n'imposons rien. Unir nos forces en acceptant les différences serait bien plus bénéfique que de dénigrer et faire passer de fausses informations", poursuit le porte-parole en rappelant que depuis son lancement, la société a créé 7 emplois fixes et fait travailler 10 étudiants.

"Nous respectons les conditions de travail, de rémunération et d'emploi qui sont prévues par les dispositions légales. Les denrées que nous livrons tous les jours à divers organismes caritatifs sont saines et tous les produits ne correspondant pas aux normes de consommation sont écartés", assure-t-il encore.

Enfin, "nous n'avons pas démarché les magasins avec lesquels les associations avaient déjà des partenariats. Nous passons en fin de journée collecter les invendus restants après le passage des associations caritatives. Happy Hours Market est généralement le dernier maillon de la chaîne dans la mesure où nous récupérons en fin de journée, tous les produits n'ayant pas trouvé preneur", conclut le porte-parole.

Happy Hours Market récupère les invendus de commerces alimentaires afin de les revendre à moindre prix sur une application. Les restes sont ensuite déposés après 21h30 à des associations d'aide alimentaire. Vendredi, plusieurs associations bruxelloises ont dénoncé ce modèle qui, selon elles, nuit aux acteurs déjà actifs sur le terrain.