Bruxelles Après le sinistre du Sofitel, certains ont mis en doute la sécurité du bâtiment.

L’hôtel Sofitel de Bruxelles a été victime d’un incendie dans la nuit de mardi à mercredi. L’incendie accidentel a nécessité l’évacuation de 170 personnes. Certains clients évoquaient un problème concernant le bruit de l’alarme. Une information démentie par des intervenants présents.

Les hôtels bruxellois et wallons sont régis par des règles assez élevées en la matière, qui sont dictées de façon régionale. "Les hôtels ne peuvent pas demander d’attestation de contrôle simplifiée. Il faudrait moins de cinq chambres. Donc, ça ne concerne pas le secteur hôtelier. Les hôtels sont soumis à toutes les contraintes. Il y a une visite des pompiers obligatoire" , explique Rodolphe Van Weyenbergh, secrétaire général de la Brussels Hotels Association.

Daniel De Meester, officier préventionniste pour la zone de secours Brabant wallon, confirme aussi que la sécurité est très élevée. "Et c’est bien normal. Concernant des hôtels de la taille du Sofitel, il faut deux cages d’escalier. Toutes les chambres sont compartimentées. S’il y a le feu dans le couloir et que je ne peux sortir, je suis censé rester dans ma chambre et attendre que les services de secours interviennent. Ces compartiments permettent de ne pas être directement exposés au danger. Il doit aussi y avoir une détection incendie généralisée, entre autres dispositifs."

L’attestation incendie , indispensable pour chaque établissement, est valable cinq ans. Elle est aussi revue quand des travaux sont réalisés. Il ne s’agit pas des seuls contrôles, comme le précise Daniel De Meester : "Il y a des entretiens périodiques qui ne sont pas réalisés par des pompiers. Il y a, par exemple, une vérification annuelle de la centrale alarme. Le signal doit être audible même dans ma pièce d’eau avec la douche allumée. Il y a donc beaucoup de contraintes C’est important. La norme est bien étudiée dans notre pays. C’est ce qu’il faut pour bien assurer la sécurité des personnes."