Au conseil d'Anderlecht avant le parquet pour les 2 versions d'un permis

ANDERLECHT Si Willy Raes - abus de confiance, faux et usage de faux - s'accroche à des fonctions scabinales vidées de leur substance, Anderlecht votera la révocation, jeudi. Non sans discutailler d'un 2e litige aux relents judiciaires : le "faux en écriture" suspendant le devenir des hockeyeurs de l'Amicale...

Le contexte. Nous vous révélions, le 15 juin, que le permis d'extension des footeux du RSCA (un texte du 23 novembre 2004) connaissait deux versions. L'une, conditionnée à l'ébrouement des sticks drève Olympique; l'autre, dont disposent les Mauves et blancs, qui fait fi de ce paragraphe crucial. D'où l'interpelle outrée d'André Drouart (Écolo) :

"Nous avons retrouvé le permis légal passé au collège", racontera l'ex-échevin des Sports, du banc de l'opposition. "Jacques Simonet et moi, nous nous étions battus pour bétonner l'avenir du hockey. D'où l'avis favorable pour autant que les terrains 3 et 4 sont préservés dans leur état actuel d'aménagement pour la pratique du hockey." Sous-entendu : le Sporting ne peut entamer quelque travaux que ce soient si l'Amicale n'est pas relogée.

Le conseil en soi . Prudent, le mandataire lâchera une bombe, patente pour qui suit le cours des événements. "Dans le permis envoyé au Sporting, on a effacé ces lignes. La suspicion de faux en écriture est inévitable..."

Avocat de son état, le CD&V Walter Vandenbossche se montrera autrement plus catégorique : "On a communiqué au RSCA un document ne correspondant pas à ce qui a été adopté par le collège. Or, on ne peut faire que des copies conformes ! Juridiquement, c'est un faux en écriture !"

Une enquête interne a-t-elle été diligentée ? C'est ce dont le couple Écolo-CD&V s'enquerra, jeudi. En sachant si bien que le secrétaire communal et l'échevine de l'Urbanisme (la MR-FDF Anne-Marie Vanpévenage) sont au cœur de la tourmente.

Aussi grave : rien n'exclut que le Sporting n'intente une action en dommages et intérêts, lui qui risque de devoir réintroduire une demande de permis...

"Qu'on ne parle pas d'erreur !", balaie Walter Vandenbossche. "Le maïeur est obligé d'avertir le parquet. À défaut, je le ferai..."



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