C'est officiel : les bars et cafés devront fermer leurs portes à Bruxelles pendant un mois. Une mesure très dure pour le secteur, qui a déjà payé un lourd tribut à la crise sanitaire. Raison pour laquelle la Fédération patronale interprofessionnelle SDI réclame des aides financières pour permettre aux exploitants horeca d'éviter la faillite et de subvenir à leurs besoins.

"N'oublions pas que, derrière les établissements qui doivent fonctionner au ralenti ou à nouveau fermer leurs portes, il y a des hommes et des femmes comme vous et moi, victimes innocentes de la crise. Ces exploitants ont pris le risque d’investir, ne bénéficient d’aucun revenu de remplacement digne de ce nom, ont des familles à nourrir et ne méritent en aucun cas d'être plongés dans la précarité !", plaide Daniel Cauwel, président du SDI.

"Il faut tout geler pendant un mois"

La Fédération horeca Bruxelles indique quant à elle avoir pris acte de la chose. "C'est un drame mais nous n'avons pas le choix. C'est très dur pour nous mais nous sommes contents pour les restaurants. On n'est pas jaloux, d'autant qu'avec tous les investissements qu'ils ont fait, la situation est également très dure pour eux, réagit Philippe Trine, président de la Fédération. En revanche, il faut que le gouvernement nous aide à passer le cap du mois, sinon il y aura à nouveau énormément de faillites. Loyers, électricité : il faut tout geler pendant un mois pour nous permettre de survivre. C'est important pour la vie social du pays. Par ailleurs, on s'interroge : si dans un mois, le taux de contamination continue d'augmenter, c'est que nous n'en sommes pas responsables." 

De son côté, le ministre-Président Rudi Vervoort (PS) a assuré que la Région aiderait le secteur. "Ils seront soutenus. On ne sait pas encore comment mais ils seront soutenus."