"Toutes les nouvelles sont bonnes à prendre après deux ans de fermeture, mais là c'est une très bonne nouvelle", s'enthousiasme d'emblée Mathieu Botta, patron de Chez Ginette, lieu bien connu des fêtards bruxellois, au moment de commenter les annonces du dernier comité de concertation.

Les autorités fédérales viennent en effet de confirmer le passage du "baromètre corona" en code jaune, ce qui implique plusieurs bonnes nouvelles pour les bars, restaurants, cinémas et autres boites de nuit. De quoi redonner le sourire à un secteur qui aura largement trinqué depuis le printemps 2020.

Fin du CST et fin des jauges

La première bonne nouvelle, c'est tout d'abord la fin du CST. "C'est une bonne nouvelle pour nous, mais aussi pour tous les autres secteurs. Cela signifie plus de liberté", commente Mathieu Botta, qui salue surtout la levée des jauges. "Pour le moment, nous ne pouvions accueillir qu'à hauteur de 70 % de nos capacités". La fin des jauges, c'est donc l'occasion de retrouver une pleine rentabilité, après deux années noires.

Car si l'Horeca et la culture ont mangé leur pain noir, le monde de la nuit a été tout particulièrement plombé par la crise sanitaire, restant intégralement fermé pendant une bonne partie de 2020 et de 2021.

Aujourd'hui, c'est donc l'espoir qui est de mise. "Mais bon, nous avions aussi l'espoir de rouvrir pour de bon après le premier confinement... A priori, nous serons tranquilles pour cet été, mais il faudra voir comment évoluera le virus à l'automne. On gardera un œil sur l'évolution de la situation."

Un secteur qui a de l'énergie et des idées à revendre

Après un arrêt aussi long, le secteur a-t-il encore l'énergie et les ressources pour relancer la machine ? "Oui, bien sûr. Je suis en contact avec beaucoup de gens dans le milieu, et tout le monde est content et enthousiaste à l'idée de reprendre. Nous avons subi, digéré, mais maintenant nous sommes prêts à repartir : on a eu largement le temps de se reposer", sourit-il.

Et le public sera sans aucun doute présent en masse dans les mois à venir. "Il y avait une certaine crainte dans le milieu. Après deux ans, nous avions peur que les gens aient décidé de faire la fête autrement. Alors on était ravi de voir une longue file devant la porte quand nous avons repris", confie encore Mathieu Botta.

De quoi donner des idées pour la saison estivale ? "Je sais qu'au sein du secteur, il y a pas mal de concepts en préparation. Chez Ginette, le concept est bien rôdé, il n'y aura pas de changement dans l'immédiat. Mais on prépare quelques surprises pour cet été : on espère que les autorités seront réceptives et pourront soutenir nos propositions."