De retour de vacances, Gilles s’est fait agresser par un groupe de jeunes aux abords des étangs d’Ixelles.

C’est une triste mésaventure que Gilles a connue, de retour de vacances, le dimanche 2 juillet dernier vers 4 h du matin. Alors qu’il marchait le long des étangs d’Ixelles, sa valise à la main, le trentenaire s’est fait agresser par une petite dizaine de personnes.

"Le taxi n’avait pas pu me déposer dans ma rue à cause de travaux et je suis donc descendu place Flagey. Il y régnait une atmosphère assez glauque, sûrement suite à la fin des examens des étudiants", se souvient l’Ixellois.

Arrivé au croisement avec la chaussée de Boondael, Gilles se fait encercler par, environ, huit autres hommes. "Avec le bruit de ma valise qui roulait sur le sol, j’ai dû être suivi. Je n’ai pas eu de dommages physiques mais, sous la menace, j’ai dû les laisser se servir dans ma valise. Je ne me souviens pas des mots exacts utilisés mais si je n’ouvrais pas ma valise, c’était le coup de couteau", raconte la victime. Son ordinateur portable, sa tablette ainsi que son smartphone ont été emportés par les malfrats.

Une patrouille de police, présente dans le quartier ce soir-là, arrive sur les lieux de l’agression le plus rapidement possible. Malheureusement, la bande de jeunes avait déjà pris la fuite.

Selon Gilles, son cas ne serait pas isolé. "Lors de ma déposition, les policiers m’ont dit que des bandes, originaires d’autres quartiers de Bruxelles, se rendaient à Flagey pour y profiter de l’animation. Ils essaient de trouver des personnes isolées et font leur marché", ajoute la victime.

Du côté de la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles, on avoue faire face à de nombreuses nuisances. "On ne peut pas vraiment parler de bandes urbaines car pour pouvoir qualifier un groupe de bande urbaine, celui-ci doit rentrer dans certains critères établis par une circulaire du parquet. Cependant, on remarque que durant l’été, Flagey est "The place to be". Beaucoup de personnes s’y rendent pour boire un verre et cela crée des problèmes de nuisances", confie la porte-parole de la zone Ilse Van de Keere, qui constate la présence de jeunes durant de longues heures sur la place.

"On est attentif à ce phénomène et on tente d’y prêter un maximum d’attention. Quant aux agressions, nous n’en avons pas recensé plus que d’habitude", tient à rassurer la porte-parole.