S’il fallait décrire en une phrase la stratégie de l’échevine forestoise du Logement Maud de Ridder (Ecolo), ce serait "donner plus de primes, mais moins longtemps".

En effet, les règles changent pour les nouveaux propriétaires à Forest. Auparavant, la commune remboursait les trois premiers précomptes immobiliers, à condition que le bien en question soit habité par l’acheteur (donc pas une résidence secondaire), que le ménage gagne moins de 65 000 euros nets par an, et que l’acheteur ait moins de 40 ans. Aujourd’hui, c’est ce dernier critère qui saute. "On a envie de cibler une plus large partie de la population ", explique l’échevine. Une envie d’ouverture qui a un coût, et un coût à compenser, Forest ne remboursera donc plus les trois premiers précomptes, mais uniquement le premier.

Pour Laurent Hacken (CDH), cette nouveauté traduit "un manque de courage politique", pour lui, cette nouvelle mesure arrive au mauvais moment. Si la prime a attiré peu de monde depuis son entrée en vigueur en 2014, elle a connu un réel engouement ces deux dernières années. Il voit là une économie faite par la commune alors que la prime gagnait du terrain.

" Un précompte immobilier, ça ne reste pas grand-chose par rapport à l’achat d’un bien ", déplore le conseiller. Quant à l’échevine, elle se félicite de faire partie des sept communes bruxelloises qui proposent une aide de ce type.