Jeudi dernier le collège a pris la décision de requalifier une partie des interpellations au conseil communal de ce mardi soir en questions écrites.

En vue du prochain conseil communal de ce mardi, le banc de l'opposition forestois avait préparé une série d'interpellations vouées à être débattues ce soir-là. Les élus MR et Défi ont été étonnés de ne pas toutes les voir à l'ordre du jour. En effet, le Collège a pris jeudi dernier la décision de requalifier une partie des interpellations au conseil communal en questions écrites. "La requalification d'une demande d'interpellation en question (écrite ou orale) est une pratique courante au sein des communes bruxelloises. Baliser les prérogatives des conseillers communaux ne revient absolument pas à priver les membres du conseil de leurs prérogatives", a assuré Betty Moens, secrétaire communale.

Une affirmation qui n'est pas vue du même oeil par les trois partis de l'opposition. « En transformant nos interpellations en questions écrites, la majorité nous prive dun débat public sur des questions importantes pour lavenir de notre commune comme la prolongation du tram 7 ou encore de la piscine de Forest. Ce sont des pratiques totalitaires, Forest devient une dictature », explique Cédric Pierre-De Permentier, chef de groupe MR. Pour Marc Loewenstein, chef de groupe Défi, "C’est hallucinant de bafouer ainsi le droit des conseillers communaux. Nous sommes là pour contrôler laction du collège qui nous censure. Où va-t-on? Pourquoi cette censure ? Parce que nos questions dérangent et le Collège Ecolo-PS ne souhaite sans doute pas devoir assumer ses erreurs en public."

En prenant cette décision suite au très grand nombre d'interpellations, le collège assure pourtant qu'aucune entrave au débat public ne sera appliquée. "L'objectif du Collège est bien que le conseil communal reste un espace démocratique de qualité. Toutes les questions feront l'objet d'une réponse écrite et seront publiées sur le site internet de la commune", explique le bourgmestre Stéphane Roberti (Ecolo). Et le premier échevin Charles Spapens (PS) de poursuivre: "Nous sommes toujours contents d'être interpellés puisque ça nous permet d'expliciter des points qu'on défend."