Chaque année, la commune, avec un subside de la COCOF, soutient des projets dans le cadre du programme FIPI (Fonds d’impulsion pour la politique des immigrés). 

C’est dans ce contexte que deux nouveaux projets seront subventionnés cette année, à l’initiative de l’échevine de la Cohésion sociale Mariam El Hamidine (Ecolo).

Le premier projet est un concept reconnu internationalement. Il s’agit de la Mother’s School, portée par la maison de quartier Saint-Antoine, qui organise depuis novembre 2015 des modules de discussion dédiés aux mères dont les enfants sont vulnérables face à la radicalisation. La maison de quartier Saint-Antoine a fait appel à l’association Save Belgium, experte dans l’analyse de la radicalisation, en mettant l’accent sur l’importance du renforcement des liens affectifs entre parents et enfants.

Ce type de projet existe dans plusieurs pays et sera encadré par Saliha Ben Ali, dont le fils parti en Syrie y est décédé en décembre 2013 après s’être radicalisé à Bruxelles. Chaque mercredi, un thème sera traité afin de fournir aux parents les outils pour empêcher que leur enfant ne rentre en contact avec des recruteurs au Djihad.

Le second projet est le projet intergénérationnel Voisinâges, porté par l’ASBL Bras Dessus Bras Dessous. Il part du constat qu’à Bruxelles, il existe une offre de services de soins et aides à domicile conséquente et diversifiée pour personnes âgées isolées. Cependant, elle se limite trop souvent à des interventions logistiques et techniques, laissant de côté le volet relationnel et l’épanouissement personnel.

On constate parallèlement que de nombreuses personnes âgées sont confrontées au quotidien à la crainte de sortir, à l’éventuel sentiment d’insécurité dans la rue, la peur de trébucher, etc. et ne vivent souvent plus au sein du quartier. Le projet propose d’amener une réponse à ces constats.

Il ambitionne de créer et coordonner un réseau intergénérationnel et multiculturel de solidarité de quartier, au sein duquel des voisins volontaires consacrent quelques heures par semaine auprès d’un voisin aîné.

Ce projet va démarrer en 2016 par une phase pilote, sur un territoire délimité (quartier s’étendant de Zaman à la rue de Mérode) et auprès de 50 bénéficiaires.

A. F.