Les débats s'étaient clôturés fin mai dernier. La procureure a requis une peine de 20 ans de prison, tandis que Mes Jean-Philippe et Quentin Mayence, conseils de la défense, ont plaidé l'acquittement. Olivier De Bock a toujours contesté être impliqué dans le décès de son frère aîné, dix ans plus âgé. Il a affirmé à la cour qu'il était innocent et qu'il n'y avait aucune animosité entre la victime et lui. Me Jean-Philippe Mayence a renchéri en plaidant que son client n'avait aucun motif pour tuer son frère.

Pour la partie civile et l'accusation, tous les éléments de l'enquête convergent vers le prévenu: la téléphonie, les analyses ADN, certains témoignages? Leur thèse est qu'Yves De Bock a été tué le 25 mars 2014 dans l'après-midi alors qu'il se trouvait chez son frère à Uccle. Le GSM d'Yves n'avait plus été actif ensuite et les médecins légistes ont déterminé qu'il devait être décédé environ deux heures après son dernier repas, soit vers 15h00, lorsqu'il était chez son frère.

Quant au mobile, l'accusation et les avocats de la partie civile ont évoqué les difficultés financières d'Olivier De Bock et le fait que son frère aîné n'était plus d'accord que leur mère continue à lui verser de l'argent, sur base de l'héritage laissé par leur père.

La défense a estimé qu'il était tout aussi plausible que la victime ait été tuée juste après avoir quitté Olivier De Bock. Pour elle, aucun des éléments scientifiques, tels que la présence de l'ADN de son client au niveau de la place conducteur de la voiture de son frère, ne constitue la preuve d'une culpabilité pour meurtre.

La disparition d'Yves De Bock, un ingénieur qui était âgé de 54 ans, a été signalée le 26 mars 2014. Son GSM avait été localisé pour la dernière fois chez son frère, Olivier, à Uccle, la veille vers 15h00. Son corps sans vie a ensuite été découvert le 8 avril, dans un parc jouxtant l'autoroute E19, à hauteur de Lot, dans le Brabant flamand.

Les médecins légistes ont conclu que son décès remontait à environ deux heures après son dernier repas, pris avec sa mère dans un restaurant, le 25 mars vers 13h00. Ils ont également affirmé qu'il avait reçu des coups à l'arrière de la tête, provoquant une fracture du crâne, et d'autres coups au niveau du torse.

Olivier De Bock a été interpellé le 18 juillet suivant et inculpé pour le meurtre de son frère. En avril 2019, il a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Bruxelles et condamné à 17 ans de prison. Il a ensuite interjeté appel.