"Il n'y avait pas de jalousie entre mon frère et moi. J'étais plutôt impressionné par lui », a expliqué Olivier De Bock, prévenu pour le meurtre de son frère, mercredi après-midi, devant la cour d'appel de Bruxelles. Yves De Bock, un ingénieur de 54 ans, avait été découvert mort le 8 avril 2014, à Lot, dans le Brabant flamand. Son frère Olivier était l'une des dernières personnes à l'avoir vu vivant. "Yves était toujours prêt à aider les autres. Chaque fois que j'avais besoin de lui, il était là", a déclaré Olivier De Bock, interrogé par la cour. "Il était très franc, très droit. C'était quelqu'un qui avait fait beaucoup d'études, il voulait sans cesse progresser", a poursuivi le prévenu.

"Il n'y avait pas de jalousie entre mon frère et moi. J'étais plutôt impressionné par lui", a-t-il ajouté.

Olivier De Bock a toujours nié avoir tué son frère. Il avait fait appel de sa condamnation à 17 ans de ans de prison prononcée en première instance, en avril 2019.

Le prévenu s'est également longuement expliqué sur son emploi du temps le jour de la disparition de son frère aîné, après avoir signalé, avec sa belle-sœur, la disparition de ce dernier à la police.

La procureure, sur base de l'enquête de téléphonie, a relevé qu'Olivier De Bock avait tourné en voiture autour de l'endroit où le corps a été retrouvé une quinzaine de jours plus tard.

"J'étais complètement perdu, je n'étais pas bien. Je me sentais inutile à l'enquête. Alors j'ai pris ma voiture et j'ai roulé. Je me rappelle avoir pris le ring à Drogenbos puis avoir roulé jusqu'à Enghien puis ensuite vers Beersel", a-t-il expliqué mercredi. "Pourquoi là-bas ? Parce que c'est ma région natale. J'ai grandi à Beersel. Je m'y rendais quand je voulais me retrouver au calme".

Yves De Bock, un ingénieur civil âgé de 54 ans, avait quitté, le 25 mars 2014, le domicile de son frère, situé rue Victor Gambier à Uccle, pour se rendre à un rendez-vous. Il n'y était jamais arrivé.

Une quinzaine de jours plus tard, le 8 avril 2014, la police de Beersel avait découvert son corps dans un parc jouxtant l'autoroute E19, à hauteur de Lot, dans le Brabant flamand.

Olivier De Bock avait été interpellé le 18 juillet suivant et inculpé pour le meurtre de son frère.

Selon l'enquête, le jour de la disparition de la victime, son GSM a activé une borne couvrant la zone où a été découvert le corps. De plus, l'analyse du véhicule de la victime a permis de découvrir des particules de sang séché appartenant à celle-ci et des traces de l'ADN du prévenu sur la ceinture de sécurité du conducteur.

Le procès se poursuit ce jeudi avec l'audition d'experts en génétique.