Quelques milliers d'habitants du nord et du sud du pays ont obtenu ces dernières semaines un vaccin plus rapidement que prévu en profitant d’une certaine négligence des centres de vaccination bruxellois, et en mentant délibérément sur leur code postal, rapporte VRT nieuws.

"Lors de l’inscription au système BRUVAX, on ne demandait à l’origine que le numéro de registre national et le code postal", explique la responsable du service d’hygiène de la Cocom, Inge Neven à nos confrères. "Ces données n’étaient plus vraiment contrôlées, ce qui fait que certains en ont abusé pour injustement se faire vacciner plus tôt à Bruxelles", indique-t-elle.

Des contrôles renforcés

Cette faille s'explique par la simplicité voulue du système d'inscription bruxellois. "Hélas, ce système, basé sur une déclaration sur l’honneur, a été manipulé par plusieurs personnes. Il s’agit surtout de Flamands qui se sont inscrits avec un code postal bruxellois. Ils ont alors pu être plus rapidement vaccinés qu’en Flandre. Car actuellement à Bruxelles, on vaccine des personnes plus jeunes que dans le reste du pays", confie la responsable du service d'hygiène de la Cocom.

En effet, la Région bruxelloise vaccine actuellement les personnes de plus de 46 ans et, depuis quelques jours, les Bruxellois âgés de 41 ans et plus peuvent s’inscrire dans quatre centres de vaccination situés dans les communes bruxelloises de Forest, Schaerbeek, Woluwe-Saint-Pierre et Anderlecht. Or jusqu'ici en Flandre, la campagne de vaccination visait prioritairement les personnes de plus de 65 ans.

Inge Neven déplore cet abus, et a fait savoir que le système sera dorénavant bien contrôlé, avec vérification des cartes d'identité. Une enquête est par ailleurs en cours pour savoir si les personnes qui se sont inscrites en mentant sur leur code postal peuvent être condamnées à une amende.

Deuxième dose garantie

Néanmoins, ceux qui ont fraudé pour obtenir leur première dose ne doivent pas s'en faire pour la suite de leur vaccination. "Ils peuvent venir pour la deuxième dose, c'est quelque chose qui est enregistré dans le système, on ne va pas les dénoncer. Le but c'est de protéger tout le monde via l'immunité de groupe. Exclure ces gens ne servirait pas cet objectif. Nous allons cependant demander aux autres régions de récupérer les doses injectées à ces non-Bruxellois", ajoute Inge Neven au micro de la RTBF.