Après les Pays-Bas, la chaîne de salles d’arcade Gamestate se lance à la conquête de l’Europe !

Première étape, Bruxelles, et en plein centre, qui plus est. Ce mercredi, au 13 boulevard Anspach, néons fluo et musique super pop occupent tout l’espace. Au programme, une version augmentée de Mario Kart, un jeu de danse à l’ancienne, le grand classique du air hockey et bien d’autres attractions.

"C’est le premier établissement Gamestate belge. Une ouverture est prévue en avril à Anvers, et c’est dans les petits papiers pour Liège", explique fièrement Martin Baillet, County Manager de la chaîne, qui se réjouit d’utiliser Bruxelles comme porte d’entrée sur la francophonie. "La salle est ouverte 7 jours sur 7, de midi à minuit, parfois un peu plus tard en fonction de l’affluence." L’établissement est géré par une quinzaine de personnes au total, mais seulement quatre équivalents temps plein : le reste de l’équipe est composé d’étudiants, plus flexibles sur les horaires, justifie le County Manager.

Quelques semaines avant l’ouverture, la salle d’arcade avait fait débat jusqu’au conseil communal de la Ville. Le PTB dénonçait un "casino pour enfants", une accusation dont se défend Martin Baillet. "Il y a un règlement d’ordre intérieur qui est mis en place, qui fait en sorte que tous les enfants ici sont surveillés, c’est aussi notre devoir." À noter qu’il faut être âgé de 18 ans si l’on veut rentrer seul au Gamestate, ou être accompagné de ses tuteurs légaux si ce n’est pas le cas. Quant à la notion de "casino", l’établissement affirme qu’il n’y a aucun jeu de hasard entre ses murs, tout est une question d’agilité. "Nous ne sommes pas un luna park, il n’est pas possible de gagner des sous ou de gagner de nouveaux crédits pour rejouer une partie", avance Martin Baillet. Autre condition pour accéder au lieu : présenter son Covid Safe Ticket. Ce qui n’était pourtant pas encore le cas ce mercredi.

15 € par heure pour un joueur moyen

Niveau budget, il faut prévoir environ une quinzaine d’euros à investir dans les machines pour une bonne heure de plaisir en solo. Chaque partie coûte au minimum 49 centimes (à payer via une carte qui fait office de forfait). En fonction des scores, les joueurs reçoivent des tickets qu’ils peuvent accumuler et échanger contre des cadeaux au comptoir. Les styles sont variés, allant du gadget aux jeux de société, mais force est de constater que notre journaliste n’avait pas la main assez agile que pour repartir avec une récompense…

À Amsterdam, le Gamestate attire 250 000 clients par an. Un chiffre qui sera sûrement moindre du côté du boulevard Anspach, en raison d’une salle plus petite (500 m2), un concept pas encore totalement ancré dans la culture bruxelloise et "des mesures Covid qui compliquent les choses", selon M. Baillet. Qu’importe, malgré quelques tourments, Gamestate est ouvert, et les machines vont chauffer !

Sylvain Anciaux