Le home Heydeken, géré par le CPAS de Ganshoren, est en sursis. Le bâtiment ne répond plus aux normes d'Iriscare depuis plusieurs années. "Suite à l'inspection fin 2020, j'apprends que les remarques émises lors du rapport d'Iriscare de 2017 n'ont obtenu aucune réponse. Pour maintenir l'agrément de la maison de repos, nous avons du lancer en urgence deux marchés publics de 60 000 euros pour la gestion des soins et les infrastructures", indique Chantal De Saeger.

La présidente du CPAS attend ainsi la remise d'un plan d'action fin février à Iriscare avant de se pencher sur l'élaboration d'un projet de rénovation de la maison de repos. "Le projet porté par l'ancienne législature n'est pas cohérent et n'est pas en phase avec nos besoins actuels. Il se déployait en trois phases, la première étant la création d'une aile pouvant accueillir 93 lits alors que le home compte aujourd'hui environ 120 résidents. Ce projet avait été étudié mais n’avait par ailleurs pas encore fait l’objet d’une demande de permis d’urbanisme en avril 2019."

Aujourd'hui dans l'opposition, le groupe Samen-Ensemble continue à défendre ce projet. "La situation du home est alarmante au niveau des conditions de salubrité. C'est pourquoi nous avons élaboré ce projet, approuvé par tous les acteurs, dont la Cocom. La construction de la nouvelle aile permettait de ne pas mettre à la rue les résidents de l'aile la plus ancienne qui doit complètement être démolie. L'aile la plus récente doit simplement être rénovée, elle peut continuer à accueillir les résidents du home, précise la conseillère communale Lara Thommes. Le développement d'un plan de rénovation était une condition pour la prolongation de l'agrément, on a donc du mal à comprendre que la majorité décidé aujourd'hui de le mettre de côté pour repenser le site de manière plus globale alors qu'il y a urgence pour le home."

De son côté, Chantal De Saeger prône un projet avec 120 lits. "Il faut récupérer la base architecturale de ce projet et l'amender. Perspective.brussels estime qu'il y a lieu de faire un master-plan pour l'ensemble du CPAS. Je pense qu'il faut penser une structure beaucoup plus modulable en fonction de l'évolution des besoins de home, par exemple en nouant des accords avec les hôpitaux de proximité pour les courts séjours de revalidation."