Bruxelles

Quartier Ma Campagne bouclé par une armada d’hommes en uniforme et plan catastrophe déclenché : hier soir, Charles Picqué (PS) n’a pas lésiné sur les moyens pour circonscrire un vaste brasier constaté vers 20 h 15, dans les ex-glacières.

"On a d’abord cru à des feux d’artifice car on entendait des crépitements intenses", a témoigné une riveraine qui, comme nombre de voisins de la rue de la Glacière, fut évacuée. "De notre fenêtre, on a ensuite aperçu d’énormes flammes qui sortaient de l’entrepôt. C’était très impressionnant..."

En réalité, un chauffage de l’un des habitués de cette immense résidence d’artistes a pris feu, jusqu’à se propager par le toit. "Au 1er étage de l’entrepôt", situe Benoît Poncelet, propriétaire de ces lieux auxquels il redonna vie vers 1985.

Dieu soit loué, les flammes furent vite maîtrisées tandis que les St-Gillois des abords étaient pris en charge. "La situation est sous contrôle", indiqua, deux heures plus tard, le maïeur. "On ne déplore ni blessé, ni décès. C’était un lieu où l’on construisait des décors de théâtre."

Dans un premier temps, les autorités ont craint que la toiture ne contienne de l’amiante et ne dégage des produits toxiques. "C’est pour prévenir ce risque que j’ai déclenché le plan castastrophe", a complété Charles Picqué. Les pompiers, une cinquantaine, allaient être à pied d’œuvre durant une grosse partie de la nuit. La population évacuée, elle, devrait regagner ses pénates dans le courant de la journée de samedi.

G. Be et D. Ha.