Vitres brisées, façades abimées, déchets entassés : les tours de logements sociaux Providentia à Grand-Bigard font peine à voir. Pour les locataires, la situation n’est plus tenable, surtout au vu des températures actuelles. "Notre bâtiment est resté sans chauffage pendant onze jours, il faisait glacial dans les appartements. Le problème a été réparé lundi mais les châssis sont complètement vétustes. Il n’y a pas de mousse donc pas d’isolation, le froid rentre sans problème", déplore Alain.

Il réside dans le complexe depuis vingt ans. "Ca fait dix ans que ça devient lamentable. En bas de l’immeuble, un genre de couloir sert de poubelle pour tout le quartier. On a déjà demandé à ce que des portes et des caméras soient installées mais on a jamais eu de réponse. Et puis, les blocs de béton des couloirs extérieurs sont maintenus grossièrement par des étançons et risquent de s'effondrer à tout moment."

Des conditions de vies déplorables au regard du loyer demandé par le propriétaire des logements, estiment les locataires. "Tout devient vétuste et on doit payer des centaines d’euros ! L’année passée, je payais 820 euros pour vivre dans un bâtiment en lamentable état."

De son côté, Providentia rappelle que les sept immeubles d’habitation du complexe datent de la fin des années 1970 et qu’une rénovation totale de quartier a été entamée il y a quelques années, bâtiment par bâtiment. "En raison d'un certain nombre de problèmes techniques, cette rénovation a pris du retard", précise la directrice générale Leen Deraedt qui assure que les bâtiments en attente de rénovation continuent à être entretenus. "Par exemple, très récemment, les différentes toitures ont été rénovées, les ascenseurs ont été adaptés, etc."

Pour ce qui est des problèmes de chauffage, elle indique que des mesures ont été prises immédiatement mais que les pièces de rechange correctes n'étaient pas en stock, raison pour laquelle la réparation a dû attendre. "En ce qui concerne la saleté, Providentia nettoie tout ça très régulièrement. Il n'y a en effet pas de caméras pour le moment mais elles ne suffiront pas à résoudre le problème : un changement de mentalité s'impose."

"Fin 2020, nous avons commencé une visite de tous les bâtiments pas encore rénovés pour résoudre les problèmes de manière proactive car tous les locataires ne sont pas en mesure de signaler eux-mêmes les problèmes. Cette tournée s'achèvera en janvier, après quoi de nouvelles actions seront lancées si nécessaire", conclut Leen Deraedt.