L'objectif était de permettre aux nombreux journalistes présents de constater comment se déroule un contrôle flash, soit une visite de l'Inspection du travail dans le but de vérifier le respect des mesures corona. Le télétravail est à nouveau une obligation légale dans toutes les entreprises depuis le début de la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, mais "les retours sur les lieux de travail, sans être devenus la norme, semblent s'être intensifiés", déplorait M. Dermagne en début de semaine.

Pour endiguer ce phénomène, le ministre a promis un renforcement de la mise en oeuvre des contrôles. Ceux-ci sont menés par un millier d'agents de l'Inspection du travail coordonnés par le Service d'Information et de Recherche sociale (SIRS). En cas de constat d'infraction à l'obligation de télétravail, la transaction proposée s'élève à 500 euros pour l'employeur, auxquels s'ajoutent 250 euros par salarié concerné. "La phase d'avertissement est terminée", assure l'Auditorat du travail.

Les inspecteurs présents jeudi matin, qui contrôlent l'ensemble des mesures sanitaires obligatoires, constatent en fait peu de difficultés avec le télétravail, assurent-ils. Chez Audi, où la visite avait dû être annoncée pour des questions d'organisation, le bulletin était forcément excellent.