Des perturbations sont, selon lui, à attendre dans les ramassages en départs différés, qui sont réalisés plus tard dans la matinée. Le syndicaliste précise que les motivations des grévistes sont multiples. Elles peuvent concerner le mouvement de protestation parti du secteur NOH (Neder-Over-Heembeek) pour un allégement des tournées mais aussi la manifestation de la FGTB contre la norme salariale couverte par un autre préavis de grève. Il remarque encore que certains travailleurs ont pu préférer se mettre en grève que de risquer d'être en retard au travail avec les perturbations du trafic attendues et d'être pénalisés en rapport sur leurs salaires.

Les grévistes de NOH réclament un allégement des tournées, qui sont devenues trop lourdes avec la reprise des activités liées à la levée progressive des restrictions sanitaires. "A NOH, deux ou trois tournées avaient été supprimées et donc le travail devient plus lourd pour chacun des travailleurs", explique le syndicaliste. "Ce n'est pas encore arrivé aux secteurs du Triomphe et du Bempt".

Des premiers remous avaient agité le personnel du secteur NOH lundi et mardi. Certains travailleurs avaient tardé à sortir pour le ramassage.

La direction de Bruxelles-Propreté a organisé mardi matin une réunion d'urgence avec les trois organisations syndicales. Par la suite, "un mail a été envoyé aux trois syndicats signalant qu'un avis motivé allait être préparé, mais qu'en attendant le personnel devait prendre tout ce qu'il trouvait sur ses tournées", ajoute Michel Piersoul. "Le personnel qui n'était pas d'accord de monter à 6 tonnes ou plus par tête s'est mis en grève mercredi. (...) Au-dessus de 5,5 tonnes par homme, le reste doit normalement être enlevé par des camions-balais."

Sous couvert d'un préavis de grève relatif à l'optimisation des tournées qui a été déposé par le SLFP, environ 80% des équipes de NOH ont refusé de sortir ramasser les poubelles mercredi matin. Jeudi, environ 50% des premières équipes du matin du secteur NOH n'ont pas travaillé et 10 travailleurs du Bempt, soit environ 5 camions, se sont mis en grève par solidarité, refusant de faire des tournées de rattrapage et de porter atteinte au mouvement de protestation de leurs collègues.