La lutte pour défendre les droits des femmes continue avec une grève des étudiantes et des travailleuses de l'ULB (Université Libre de Bruxelles)

C'est le lendemain de la journée des droits des femmes qu'une centaine d'étudiantes et de travailleuses de l'ULB se sont déclarées en grève. L'objectif est double: les grévistes veulent dénoncer les inégalités et les discriminations faites au sein de l'université.

L'initiative vient du "Collecti.e.f 8 maars" qui se revendique comme indépendant des partis et syndicats. Un piquet a été installé, ce matin sur le site du Solbosch, non pas pour empêcher les étudiants d'entrer, mais pour "sensibiliser aux difficultés pour des femmes d'évoluer sur le campus, et ce dans tous les corps étudiants, scientifiques, travailleurs en sous-traitance, ...", précise Marie Belenger, chercheuse en linguistique et membre du "Collecti.e.f 8 maars".

Marie Belenger a annoncé par ailleurs, que dès 8h00 du matin, une cinquantaine de femmes avait déjà rejoint le piquet de grève. Vers 11h45, un rassemblement a eu lieu et comme annoncé, une représentante de chaque corps a pris la parole pour parler des injustices qui sont un frein dans l'évolution des femmes.

Le collectif veut lutter contre le manque de mesure en cas de harcèlement sexuel, les exigences en termes de productivité, de financement et de mobilité internationale des chercheuses qui nient les aspirations à une vie familiale ou encore les conditions de travail pénibles des femmes en charge du nettoyage, qui ne bénéficient pas des avantages des autres travailleuses de l'ULB comme par exemple, l'accès aux crèches.

Le "Collecti.e.f 8 maars" est ferme: " Pour lutter contre la précarité des travailleuses mais également la précarité étudiante, il est temps que l'ULB mette en place des conditions d'apprentissage et de travail non discriminatoires ".

Pour le collectif, cette grève est la première étape à la construction d'un mouvement féministe fort en Belgique.