Un rapport remis à la direction de l'ULB a révélé ce lundi que des pratiques de harcèlement physiques et morales sont menées par des enseignants en dentisterie.

Ce mardi, la RTBF a révélé l'existence d'un rapport remis à la direction de l'Université Libre de Bruxelles. Menée par le le bureau des étudiants en médecine, cette enquête de 97 pages délivre nombre de témoignages glaçants relatant de nombreuses pratiques de harcèlement physique et moral, menées par un noyau d’enseignants et assistants en dentisterie. Le dossier tente, à travers un questionnaire destiné à l’origine aux médecins stagiaires dans le cadre d’un travail de fin d’études, de cerner au plus près la nature des faits dont les professeurs et enseignants sont accusés.

Humiliations en public, insultes, remarques déplacées et racistes... Ce qui est décrit par les plusieurs élèves dépasse les limites de l'imaginable. "Depuis qu'on a reçu ce rapport, d'autres rapports et lettres d'étudiants sont remontés", explique Nicolas Dassonville, chef de cabinet du recteur de l'ULB Yvon Englert. "Ces documents datent d'il y a deux ans plus ou moins. On est en train d'essayer de comprendre pourquoi ça n'a pas été pris en compte."

À la suite de ces révélations, une procédure disciplinaire à charge et à décharge sera ouverte mardi prochain et deux enseignants spécialement visés par le rapport ont été suspendus hier à titre provisoire. C'est ce qu'explique Yvon Englert dans une vidéo qui s'adresse aux élèves qui ont subi des harcèlements pendant leurs études. "Deux enseignants particulièrement incriminés ont été suspendus. Ceci ne préjuge pas l'issue de la procédure disciplinaire", précise le recteur. "Cette suspension est pour ramener l'université à la sérénité, surtout en période d'examen."

"Je suis personnellement choqué par cette affaire qui n'aurait pas du se produire", conclut Yvon Englert avant de présenter ses excuses aux victimes de harcèlement.