Bruxelles L'objectif est de préserver le village et d'obliger la commune à appliquer sa déclaration de politique.

A la Ville de Bruxelles cet après-midi, l'ASBL Plan B a tenu à interpeller le conseil communal au sujet de la préservation d'arbres têtards à Haren. Caractérisés par une "grosse tête", comme une boule, ces derniers sont environ une cinquantaine dans le village du nord de Bruxelles. "Au niveau des espaces verts, Haren est un lieu privilégié de la capitale. Nous voulons préserver ce petit coin de nature", explique Dominique Mairesse, membre de l'association.

A l'heure actuelle, les arbres en question ne sont pas immédiatement menacés d'abattage. Plan B préfère toutefois prévenir que guérir : elle espère obtenir des mesures qui garantiront la sécurité de ces arbres. "L'objectif est d'obliger la commune à appliquer ce qu'il y a dans sa déclaration de politique, notamment la volonté de préserver les espaces verts et de planter des arbres." 

Dans un premier temps, il s'agit ainsi de préserver ces arbres qui se trouvent à proximité de terrains appartenant à la Régie foncière. "La Régie prévoit de construire 150 nouveaux logements sociaux : on voit arriver le moment où elle les installera à Haren et décidera donc d'abattre ces arbres", poursuit Dominique Mairesse. Dans un second temps, l'ASBL s'attaquera au nettoyage des espaces verts du village. "Certains d'entre eux, comme celui qui se trouve près de la chaussée d'Haecht, sont de vraies poubelles."  

"Il y a un sentiment, chez les citoyens, que Haren devient la poubelle de la Ville. Logements sociaux, méga prison : on nous impose tout ce dont le centre-ville et le Pentagone ne veulent pas." Ce que veulent les Harenois, ce sont des espaces verts. "Les arbres têtards sont facile à tailler et à entretenir, ils sont importants pour la biodiversité car beaucoup d'oiseaux y installent leur nid et ils peuvent être réutilisés comme bois de chauffage." Pour l'ASBL, le contexte des manifestations pour le climat doit pousser les pouvoirs publics à agir.