A 29 ans, il est devenu conseiller du CPAS de Saint-Josse, lui le radié de l’entité. Un paradoxe éphémère, promet-il


SAINT-JOSSEC’est bien à une grande première à laquelle a assisté, lundi soir, le rare public qui avait rallié la maison communale de l’avenue de l’Astronomie. En ordre utile sur la liste des Bleus de Saint-Josse avant le 14 octobre, Hicham Di Marso a été élu conseiller de l’aide sociale. Deux particularités à l’actif de ce jeune homme issu de la communauté marocaine et très implanté dans le quartier Nord : se réclamant "homme de gauche", alors qu’il trôna sur une liste libérale, ce multilingue est, pour l’instant… sans domicile fixe.

"Ils ont failli bloquer ma candidature sous prétexte que j’avais été radié de la commune le 2 octobre, explique le néoélu. "En réalité, je ne l’ai été que plus tard."

Il en a quasi fait le serment : s’il récuse le terme de SDF, c’est parce que ce non-statut ne sera jamais que temporaire. D’ores et déjà centré sur l’aide à apporter "à tout le monde", du Nord au Sud de la mini-localité, le célibataire aux cent métiers (vendeur, marketeer, en son temps, big boss du Theatro, etc.) se cherche un logis, histoire de se défaire de son adresse de référence –"chez mon oncle". Il est vrai qu’outre le confort d’un appartement à lui, le Tennoodois de toujours ambitionne de passer, "d’ici quelques mois", la bague à sa promise. Sans quitter pour autant sa commune chérie, désormais sous l’égide d’"un 2e Cudell » : "Kir sera un grand bourgmestre ; c’est l’homme qu’il nous faut. "

© La Dernière Heure 2013