Bruxelles

La première salle de consommation à moindre risque pourrait ouvrir sur le territoire de la Ville de Bruxelles. "Cet engagement est cité trois fois dans la déclaration politique de la commune. Nous attendons encore du concret" , commente Sébastien Alexandre, le président de la Fédération bruxelloise francophone des institutions pour toxicomanes.

"Ça avance bien, nous travaillons avec des associations et le CPAS, qui gérera le bâtiment", répond Wafaa Hammich, porte-parole du bourgmestre Philippe Close (PS). La Ville est pour l’instant à la recherche d’un bâtiment adéquat. Ce dernier doit rassembler certains critères, notamment la présence d’un espace permettant de faire patienter les consommateurs. "À Paris, en très peu de temps, la SCMR a dû faire face à une file active de 200 personnes par jour, ce qui est contre-productif en termes de sécurité et de salubrité publique" , explique Bruno Valekeneers.

Quant à la localisation de cette première salle, le bourgmestre ne donne pour l’instant pas de détails. Sa porte-parole indique que la Ville a une "shortlist" de quelques bâtiments mais que le projet est toujours à l’étude. "À Liège, la salle se trouve à côté d’un commissariat. Cela permet de vite régler les soucis s’il y en a" , précise-t-elle.

De leur côté, les acteurs de terrain s’accordent sur la sensibilité de la zone du canal. " Le mieux est d’en ouvrir une à proximité d’une scène ouverte de consommation, là où des personnes consomment de la drogue dans l’espace public, comme le long du canal", concluent-ils.