Au moins 100.000 € dérobés d’après le calcul du bijoutier braqué de la rue Wayez

ANDERLECHT Aydin, le gérant de la bijouterie Liliane, rue Wayez à Anderlecht, est dépité. Ce vendredi, vers 15 h 10, il a quitté son commerce et l’a laissé en de bonnes mains : son neveu et son père, Sami, 72 ans, vont terminer la journée derrière le comptoir.

Vers 15h15, deux clients avec un enfant de deux ans se trouvaient dans le magasin. Tout à coup, un individu sonne et Aydan lui ouvre.

“Mon père n’a rien soupçonné, l’homme était tout ce qu’il y a de plus normal. Mais derrière lui suivaient deux complices, l’un encagoulé et l’autre avec un casque de moto sur la tête”.

Le père d’Aydan n’a rien pu faire: en l’espace de trente secondes, les suspects se sont acharnés sur lui. “Alors que mon neveu appelait la police, à l’arrière du magasin, ils se sont jetés sur mon père et lui ont asséné un coup de marteau sur la terre, avant de défoncer les vitres à la masse”.

C’est alors que le neveu s’empare d’un extincteur et l’utilise pour frapper l’un des braqueurs. Lui aussi sera mis à terre; “ils ont encore tabassé mes proches de coups de pied alors qu’ils gisaient au sol”, déplore Aydan.

Tout s’est passé très vite. Les voleurs se sont emparés de 10.000 euros présents dans la caisse ainsi que plusieurs dizaines de bijoux. “On monte facilement à 100.000 euros de butin, si pas plus”, se fâche encore le bijoutier de 29 ans, qui regrette “un tel déchaînement de violence gratuite”.

Dégouté, il ne comprend pas pourquoi les braqueurs n’ont pas juste tenté de “maîtriser les employés”, au lieu de directement “frapper”.

“On voyait bien qu’ils étaient eux-même paniqués, la violence en est le résultat. Pour moi, ce sont des amateurs…”

Un enregistrement vidéo permettra peut être d’appréhender les malfrats sans scrupule, mais à l’heure d’écrire ces lignes, les trois braqueurs, dont le scooter a tout de même déjà été retrouvé, courent toujours dans la nature.


© La Dernière Heure 2012