Les pneus avant de la remorque et de la C1 de Sofia Bennani, perforés à coups de couteaux. Plainte. Sans découragement

ANDERLECHT De la détermination, Sofia Bennani (CDH), 30e sur la liste cartellisée d’Eric Tomas, n’en manque pas. “Je ne suis même pas dégoûtée !”, assura-t-elle hier matin, alors que se boucle péniblement sa toute première campagne électorale. Pourtant, un découragement qui ponctuerait un avant-scrutin à couteaux tirés eut pu passer pour légitime.

“Mercredi, lorsque j’ai voulu me rendre à mon travail, j’ai vu les deux pneus avant de ma petite Citroën C1 crevés”, déplore la comptable “dans une grande entreprise”.

Sans se démonter, la jeune femme (27 étés) a ensuite quitté sa rue Emile Hellebaut. Direction ? Rue Buffon, toujours dans son quartier du Peterbos, où était garée une remorque, “construite avec quatre faces” et à son effigie. Et là ? Rebelote ! “Les photographies ont été déchirées et les pneus avant lacérés.”

D’après les horaires de Sofia Bennani, le forfait dut, à vue de nez, être perpétré entre 1 h et 8 h du matin. “Ils ont également uriné sur ma voiture…”

Des coups de couteaux aux caoutchoucs; l’urine; etc. : l’Anderlechtoise d’origine marocaine a détaillé l’histoire aux policiers, d’emblée dépêchés sur place. Sa plainte n’aura pas d’incidence sur la publicité que requiert sa condition de candidate – “Je suis tout le temps sur le terrain; Je ne redoute aucun quartier”. Mais, tandis qu’elle confesse que ses parents - chez qui elle vit - “ont peur”, la bonne dame s’interroge : “Pourquoi s’en prend-on à moi ? je figure au bas de la chaîne alimentaire politique...”

Sofia Bennani pensa même à une vendetta anti-CDH. Jusqu’à preuve du contraire, il n’en est rien : l’attaque ne visait qu’elle, la néophyte.



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