Relier la Grand-Place de Bruxelles à Chamonix en vélo, s'attaquer à l'ascension du Mont Blanc puis redescendre en parapente, le tout en cinq jours. C'est l'incroyable défi, baptisé Ride, climb and fly, que se sont lancés Luc Steens, ultra trailer bruxellois, et Thomas de Dorlodot, pilote professionnel de parapente.

© D.R.

"C'était un vieux rêve. J'ai toujours eu un grand amour pour le Mont Blanc, explique Luc Steens. Ca faisait longtemps que je me disais que ce serait sympa d'aller au sommet en partant à vélo depuis la maison. Et puis Thomas a proposé de me rejoindre et de faire la descente en parapente."

Pour donner du poids à leur projet, les deux sportifs se font parrainer par une association. "On aime tous les deux les défis et on tenait à soutenir une ASBL qui nous tient à coeur." Luc Steens opte pour Les amis de Soeur Emmanuelle, qui mène notamment un projet au Caire pour permettre à des familles de développer une activité professionnelle et à leurs enfants de retrouver l'accès à l'éducation. Thomas de Dorlodot représente quant à lui la Fondation Kick Cancer.

© D.R.

Mercredi matin, le rêve de Luc est devenu réalité. "Il n'y avait pas grand-chose à planifier, il suffit de prendre son vélo et de préparer l'itinéraire." Pour le symbole, le départ se fait de la Grand-Place. Quatre jours durant, les deux hommes parcourent près de 200 km entre chaque lever et coucher de soleil. "C'était une super expérience, même si ce n'était pas facile parce qu'il y avait pas mal de dénivelés. On a fait beaucoup de toutes petites routes, on était vraiment dans la France profonde. On a croisé plus de chevreuils que de voitures, à tel point qu'on a du faire un détour pour passer dans un magasin prendre à manger."

Sportifs bien entraînés, Luc et Thomas n'étaient pas préparés aux aléas de la météo. "On ne s'attendait pas à avoir aussi froid. Les deux et troisième jours, il y a eu beaucoup de vent et le quatrième, on a eu de la neige et de la grêle ! Mais à aucun moment nous n'avons pensé à arrêter : le projet nous tient trop à cœur."

© D.R.

En arrivant à Chamonix, l'expérience a cependant été mise en suspend. "Malheureusement, quand on est arrivé, les conditions météo étaient très mauvaises, il avait beaucoup neigé. Nous n'avons donc pas encore pu gravir le Mont Blanc, pour l'instant, nous sommes en attente."

Les deux compagnons de route espèrent pouvoir monter dans la nuit de mardi à mercredi. "On gravirait le sommet mercredi matin et, si la météo le permet, on redescendrait en parapente d'un peu plus bas." C'est tout le mal qu'on leur souhaite.