"Il semble que ce ne soit pas un 'marchand de sommeil', mais ces données n'enlèvent rien à la question d'une éventuelle surdensité, car on ne dispose pas des surfaces des logements, ni à la possibilité que des habitants ne soient pas domiciliés à l'adresse", commente le bourgmestre. "Si on ne peut pas parler de 'marchand de sommeil', on peut certainement parler de 'mal-logement'. Dans le quartier, il y a des problèmes de suroccupation dans des appartements et peut-être aussi que les lieux n'étaient pas conformes. Les experts se prononceront sur l'origine de l'incendie".

Cette maison de rapport était composée au rez-de-chaussée d'un commerce d'emballages de denrées alimentaires en papier et en plastique, dont les stocks étaient entreposés dans une réserve en intérieur d'îlot. L'incendie s'est propagé dans ces tas d'emballages, qui ont alimenté le feu. Il y avait de plus en arrière-cour un petit bâtiment de logements.

Il est revenu au bourgmestre que des locataires n'ont pas réussi à joindre leur propriétaire et ont avancé qu'il était à l'étranger. La commune a écrit ce mardi à la propriétaire renseignée dans la base de donnée du cadastre, qui habite Bruxelles.

"Je tiens à exprimer toute ma solidarité avec les familles qui souffrent malheureusement de la perte d'un de leurs membres, mais aussi avec celles qui comptent des blessés et qui se retrouvent sans toit", a fait valoir Fabrice Cumps. Une fois les identités des personnes décédées confirmées, les autorités communales prendront contact avec leurs familles pour exprimer leurs condoléances et s'enquérir de leurs vœux pour honorer leurs proches.

Lundi soir, le CPAS a relogé dans deux hôtels du quartier 14 familles, parmi l'ensemble des habitants évacués dans le périmètre de l'incendie. "Personne n'est à la rue", assure Fabrice Cumps."Toutes les personnes qui ne sont pas parties chez des proches sont relogées à l'hôtel. Ceux qui habitaient dans l'immeuble sinistré seront accompagnés dans leur recherche d'un nouveau logement à long terme".