Ce mercredi, à partir de 12h20, élèves, parents et professeurs sortiront de l'école pour former une chaîne humaine.

Cette action sera suivie d'un rassemblement boulevard du Jardin Botanique, où se tiendra une réunion du conseil d'administration du réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement devant décider du déblocage de nouveaux budgets et d'un plan pour l'école. "Cela fait de nombreuses années que nous demandons un plan sérieux de rénovation de notre école. Il y a un an, nous avons même envoyé une pétition à la Ministre. Nous donnons cours dans des préfabriqués qui datent des années 1950 et à part pour quelques rafistolages, les budgets ne sont jamais arrivés, malgré les promesses", explique un professeur de physique.

Il y a trois semaines, une plaque du plafond a manqué de s'effondrer sur la tête d'une enseignante. Pour le corps enseignant et les parents, cet énième incident est celui de trop. "Cette fois-ci, c'en est trop ! Mercredi, nous sortirons de l'école pour mettre la pression sur les responsables politiques. Nous avons besoin d’un plan concret avec budgets suffisants pour trouver une solution d’urgence qui nous permette de donner cours en toute sécurité, mais nous avons aussi besoin d’une solution de rénovation complète à moyen terme."

"Dans un pays riche comme le nôtre on n’accepte pas que depuis les années 1980, les gouvernements successifs aient totalement désinvesti dans les infrastructures, alors qu’il s’agit ici d’un service public tellement important. Notre école est loin d’être la seule à souffrir de l’austérité, du délabrement et de la surpopulation", ajoute un délégué CGSP.

De son côté, l'association de parents soutient totalement l'action du personnel. "Nos enfants se sentent bien à l’athénée. L’école a beaucoup de potentiel mais la situation est de plus en plus préoccupante. Nous avions déjà écrit des courriers au ministère, sans effet. Donc nous soutenons et participons aux actions du personnel. Il en va de du bien-être et de l’avenir de nos enfants", précise Sandra Elavia, présidente de l'association.

Déterminés à faire changer les choses, les enseignants attendent des réponses concrètes des autorités : "Si à l’issue de la réunion du conseil d’administration de Wallonie-Bruxelles Enseignement, les budgets suffisants ne sont pas débloqués et si une solution concertée n’est pas trouvée, nous devrons durcir le mouvement !"