Ils rejoignent ainsi l'Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) et le Conseil de coordination des institutions islamiques de Belgique (CIB), qui avaient annoncé en décembre dernier contester devant la CEDH les interdictions wallonne (juillet 2017) et flamande (octobre 2018) de l'abattage d'animaux sans étourdissement.

La Cour constitutionnelle belge avait rejeté fin septembre 2021 des recours contre ces décrets régionaux, qui exigent l'étourdissement des animaux avant l'abattage afin de réduire la souffrance animale.

Les neuf requérants font valoir devant la Cour européenne que l'interdiction pure et simple de tout abattage non précédé d'un étourdissement "porte une atteinte grave à leur liberté de religion", souligne leur avocat Patrice Spinosi.

Elle "heurte frontalement le droit à l'observation de préceptes alimentaires dictés par la religion", insiste l'avocat, qui invoque un arrêt de la CEDH rendu en 2000 selon lequel l'abattage rituel "représente un élément essentiel de la pratique de la religion juive".