Une trentaine de membres de la CSC se sont mobilisées lundi matin, entre 08h00 et 09h00, devant le CPAS d'Ixelles, en soutien à l'aide soignante de la maison de repos Van Aa qui a tenté de mettre fin à ses jours mardi dernier. Ils craignent que le bureau permanent, qui s'est réuni virtuellement ce lundi matin, ne décide de la licencier, son dossier étant à l'ordre du jour.

Les travailleurs ont planté des pancartes dans la pelouse à l'entrée du CPAS avec des messages comme "Stop au harcèlement" et "On veut du respect". Le syndicat dénonce le management à la résidence depuis plusieurs mois. L'aide-soignante travaillait au premier étage, où la charge de la coordination avait été confiée de manière officieuse à certains travailleurs, selon Alain Happaerts, délégué permanent CSC. Elle se disait depuis victime de harcèlement. La direction a reçu l'intéressée il y a environ deux semaines, mais l'aide-soignante n'a pas eu l'impression d'être écoutée. Elle s'est ensuite ouvert les veines mardi dernier au rez-de-chaussée du CPAS. Elle a été hospitalisée. Elle a par la suite reçu un courrier du CPAS lui stipulant que son badge d'entrée était démagnétisé. 

"On veut que les travailleurs soient écoutés, et pas maltraités", défend Alain Happaerts. "La charge de travail est augmentée dans les maisons de repos avec le Covid-19. Les soignants sont soumis à rude épreuve depuis le mois de mars. Pour remerciement, on ne les écoute pas, on leur met une pression pas possible en plus et on va peut-être aujourd'hui jusqu'à les mettre dehors! On ne peut pas accepter cela."