Bruxelles

Ils avaient été pris sur le fait, alors qu’ils s’apprêtaient à braquer une ING à Ixelles.

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a estimé qu’il ne faisait aucun doute que les prévenus avaient organisé le braquage, plusieurs semaines avant, et qu’ils étaient donc tous auteurs. Il a pointé Koenraad Spitaels comme le dirigeant de l’association de malfaiteurs qu’ils ont formée. "Il est manifestement le personnage central", a établi la juge.

Cet homme de 61 ans, connu pour avoir fait partie de la bande de Marcel Habran, parrain du milieu criminel liégeois, a écopé de 5 ans de prison ferme. Une peine que son avocat estime juste. "Il contestait être le chef et l’organisateur. Finalement ça a quand même été retenu par le tribunal. Il faut dire qu’il y avait une téléphonie qui ne lui était guère favorable", a commenté à la sortie de l’audience Me Didier de Quévy. "Je lui déconseille d’aller en appel parce que si la cour décidait de retenir toutes les circonstances aggravantes il pourrait avoir jusqu’à 20 ans de prison. Et en général, la cour ne fait pas de cadeau. Je pense qu’il ferait bien de purger sa peine et d’attendre les deux tiers. C’est en tout cas ce que je lui dirai", a confié le pénaliste sans détours.

Deux autres prévenus, Djurica Djordjevic (64 ans) et David Marloye (52 ans) ont écopé de 50 mois de prison ferme. Et le dernier, Abderafid B.O. (54 ans) a été condamné à une peine de 40 mois de prison avec sursis probatoire et partiel.

Le 10 août dernier , ces quatre hommes, dont les trois premiers ont un lourd passé judiciaire, avaient été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à braquer la banque ING située avenue de la Couronne à Ixelles. Ils étaient sous écoute téléphonique depuis plusieurs semaines et la police n’a eu qu’à les prendre les mains dans le sac, ou presque. Au moment de leur interpellation, ils étaient en possession de deux véhicules volés, d’une arme à feu, d’une grenade, d’un détonateur d’explosifs, de munitions, de gilets pare-balles, d’uniformes de police et de colsons.

Le tribunal n’a pas cru à leur version selon laquelle aucune violence n’aurait été commise. Elle l’a qualifiée de "simpliste" et "empreinte d’incohérences", compte tenu notamment du matériel qu’ils avaient emporté avec eux. Dur de rester dans le coup !