Prime de stérilisation des chats, création d’espaces "chiens en liberté", projet "1 000 nichoirs" : ces dernières années, Ixelles multiplie les initiatives en faveur du bien-être animal sur son territoire. Ce mardi, la commune a remporté le label d’or qui récompense la localité bruxelloise la plus entreprenante en matière de respect du bien-être animal.

"C’est une compétence qui prend de plus en plus d’importance et qui existe depuis longtemps à Ixelles. On est donc très content qu’on reconnaisse notre côté précurseur", se réjouit l’échevin du Bien-être animal Yves Rouyet (Ecolo), avant de préciser : "On s’entend super bien avec mes homologues des autres communes donc il n’y a aucune concurrence entre nous, on partage les bonnes pratiques. Par exemple, Uccle a été la première à instaurer une prime pour l’adoption d’un animal en refuge et on a suivi quelques mois plus tard."

Parmi les actions mises en place, le conseil consultatif du bien-être animal. "On a été la première commune à en mettre un en place. Depuis, on a créé des groupes de travail thématiques au sein du conseil et on a amené une réflexion sur la bonne intégration des animaux sauvages en ville." Le label régional invite les communes à répondre à onze critères autour du bien-être de nos amis à deux et quatre pattes. "On a un peu coché toutes les choses qu’on pouvait faire, soit neuf sur les onze. D’autres communes font la même chose mais nous, on fait tout. Le ministre a annoncé que d’autres critères seraient lancés, ça va nous motiver à poursuivre dans cette voie."

L’échevin prône par ailleurs pour plus de collaboration entre les différents niveaux de pouvoir. "Il faudrait lancer des initiatives régionales déclinables au niveau local pour qu’on se coordonne davantage. Si on s’inscrivait dans une action concertée et thématique, on pourrait avoir beaucoup plus d’impact, par exemple avec le concept de la semaine du chien organisée par la Région."

"Les communes qui mènent des politiques concrètes en matière de bien-être animal répondent à un souhait grandissant de leurs habitants. En tant qu’acteur de première proximité, elles peuvent avoir un impact direct sur la vie de milliers d'animaux. C’est pourquoi, j’ai décidé de les soutenir dans la mise en œuvre de projets spécifiques. Je relance d’ailleurs une nouvelle édition de cet appel à projet. Les communes qui ont envie de développer des projets ou de poursuivre leurs démarches peuvent introduire leur demande auprès de Bruxelles Environnement avant le 15 mai", annonce le ministre du Bien-être animal Bernard Clerfayt (Défi).