Bouger pour se soigner. C’est ce que propose le projet Sport sur Ordonnance pour soulager ou prévenir le développement de certaines pathologies comme le diabète, l’hypertension, l’obésité, l’arthrose ou les maladies cardiovasculaires. Autant de maladies que la sédentarité aggrave mais qui peuvent évoluer favorablement grâce à la pratique d’une activité physique régulière. Raison pour laquelle l’association Sport sur Ordonnance travaille, avec les communes et le personnel médical, à une meilleure intégration du sport dans le traitement des pathologie chroniques.

À Bruxelles, Woluwe-Saint-Lambert est la première localité à adhérer au dispositif. "Cela va permettre de remettre en mouvement toute une série de personnes qui, par la pratique d’un exercice physique, vont pouvoir éviter la prise d’un médicament", explique l’échevine de la Santé Isabelle Molenberg (Défi). Concrètement, le projet incite les médecins généralistes à prescrire une reprise d’activité sportive encadrée et adaptée à la maladie. "Au lieu d’aller à la pharmacie chercher son médicament, le patient se rend dans un centre sportif pour pratiquer une activité physique dans de bonnes conditions", ajoute Benoît Massart, président de Sport sur Ordonnance.

Cinq kinés exerçant à Woluwe seront formés en janvier à la prise en charge de ces patients. Une fois le programme lancé - en février si le Covid ne chamboule pas tout -, les bénéficiaires auront accès à douze séances de groupe, soit trois mois de travail physique. "L’idée est de sortir du cabinet médical pour que le patient soit considéré comme un sportif. Nous ne sommes toutefois pas dans une logique de salle de fitness : un roulement doit s’opérer. Le but est de mettre le pied des patients à l’étrier pour que des personnes inactives poursuivent une activité sportive de manière pérenne et autonome."

Les séances se dérouleront au complexe sportif du Poséidon. À la fin du programme, les bénéficiaires seront orientés vers des clubs sportifs locaux afin de leur permettre de poursuivre une activité physique régulière. Le projet se voulant le plus accessible possible, la commune prend en charge la majorité des frais. Soixante euros seront demandés au patient pour l’ensemble des séances.