Bruxelles

Quelque 5.000 élèves de secondaire et étudiants du supérieur ont manifesté ce jeudi matin dans le centre de la capitale, selon le comptage définitif de la police de Bruxelles-Ixelles. A Louvain, la police a annoncé que 10.000 manifestants s'étaient réunis.

Le cortège de la manifestation pour le climat s'est ébranlé vers 10h45 depuis la gare du Nord. Il ont rejoint ensuite la gare du Midi en empruntant le même parcours que la semaine dernière. "On est plus chaud que le climat", scandent les manifestants, qui une fois de plus réclament une véritable politique climatique. Banderoles et pancartes sont brandies en nombre par les jeunes mobilisés en faveur de l'environnement. Les drapeaux belge et européen flottent en tête du cortège.

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"Aucun parti n'est crédible s'il n'applique pas une politique pour le climat", explique Piero Amant, un membre du mouvement Génération Climat, ajoutant que les actions se poursuivront jusqu'aux élections prévues le 26 mai prochain. "Il y a une loi Climat qui est en train de passer au Parlement et, pour l'instant, des partis flamands sont en train de la bloquer parce qu'ils ne veulent pas la signer... Mais, il faut deux tiers du Parlement pour cette loi qui est indispensable, même si elle est insuffisante."

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Des manifestants, c'est une vision à long terme qui est exigée. "Ceux qui vivent maintenant, ne pensent qu'à eux, mais il faudrait penser aux générations futures", estime un jeune de 17 ans. "Ils ne voient que leurs intérêts à court terme. Ils ne pensent qu'au présent, alors que même nous, on pense déjà aux générations suivantes, à nos enfants, à nos petits-enfants. Nous, on voit loin."

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Plus de 10.000 jeunes manifestants dans la marche qui a débuté dans le centre de Louvain

La police comptabilisait jeudi en milieu de journée environ 10.000 manifestants rassemblés dans le centre de Louvain pour le nouveau "jeudi pour le climat". Toutes les écoles secondaires de la ville brabançonne soutiennent la marche. Quelques centaines de jeunes supplémentaires étaient encore attendus en début d'après-midi, notamment depuis des écoles d'Heverlee. Vers 13h30, la marche a finalement débuté, avec plus de 10.000 participants, depuis la Ladeuzeplein. La police de Louvain a visiblement été surprise par le succès de l'initiative, puisqu'elle a indiqué en début d'après-midi que le parcours prévu avait été modifié "vu l'affluence". Plutôt que de passer par la Tiensestraat après avoir traversé la Grand-Place, les manifestants emprunteront les Bondgenotenlaan et Koning Leopold I-straat avant de revenir sur la Ladeuzeplein.

Dans l'attente du départ, des jeunes reprenant notamment la chanson "Iedereen is van de wereld", de The Scene, ont été observés sur la place. Au moment de la mise en marche du cortège, les jeunes participants ont été applaudis par un groupe de parents et grands-parents, venus spécialement pour exprimer leur soutien.

Beaucoup d'enfants semblent faire partie du cortège, qui compte aussi des écoliers francophones.


Ils étaient seulement 250 à Liège

Environ 250 jeunes, selon la police, se sont rassemblés ce jeudi sur le temps de midi en face de l'hôtel de Ville de Liège pour à nouveau réclamer des mesures politiques fortes contre le changement climatique.

Bien moins nombreux que jeudi dernier (15.000), les élèves poursuivent la mobilisation. Ils criaient et brandissaient des pancartes, sur lesquelles on pouvait notamment lire: "La planète se réchauffe, mais nous on n'a pas froid aux yeux! ".

"Trois cents multinationales sont responsables de 40% des émissions de CO2. Taxez ces multinationales! Ne fermez pas les yeux sur le tort qu'elles causent à notre planète. Encouragez la population à boycotter ces sociétés et donnez de la visibilité aux plus petites entreprises locales", lancent des élèves liégeois, se disant "soucieux du bien commun", à l'adresse des politiques.

Ces jeunes les invitent, par ailleurs, à proposer des pistes cyclables et des vélos (électriques) à usage public dans les grandes villes, arrêter le nucléaire ou encore promouvoir le "zéro déchet".

Plusieurs dizaines d'étudiants ont manifesté à l'Université de Mons

Des étudiants de l'Université de Mons (UMons) se sont mobilisés jeudi midi dans le cadre d'un appel via Facebook à une action pour le climat. La mobilisation, validée par les autorités académiques de l'UMons, s'est déroulée dans le calme sur le site de l'université, au Campus de la Plaine de Nimy.

Les étudiants de l'UMons ont voulu se montrer solidaires des actions menées depuis plusieurs semaines par les écoliers belges pour le climat. Jeudi, plusieurs dizaines d'étudiants montois se sont réunis sur leur campus dès 11 heures pour une action de sensibilisation à la problématique climatique.

"Il y a déjà eu quelques actions de sensibilisation de la part des étudiants montois mais ce qui a été mis sur pied jeudi sur le campus de l'UMons est, à mon sens, la première action sur le terrain de la part des étudiants universitaires", a expliqué Liza Wolwertz, étudiante en traduction-interprétariat à l'UMons et co-organisatrice de l'action.


Quelque 500 élèves de Herve aussi mobilisés

Quelque 500 élèves du collège Marie-Thérèse de Herve ont manifesté jeudi entre midi et 13h40 pour le climat. Un mouvement initié par plusieurs élèves de la 3e à la 6e secondaire afin de soutenir les étudiants qui défilaient et manifestaient au même moment dans les rues de Liège, la direction ayant interdit aux élèves de se rendre dans la Cité ardente où ils avaient été manifester 8 jours plus tôt avec 15.000 autres étudiants.

Les élèves du collège ont les mêmes revendications concernant le climat, sollicitant, des politiques, des solutions pour un environnement plus sain et moins pollué. Leur action est également dirigée vers le système en place au sein même de l'école où des freins existent et empêchent la prise de mesures concrètes pour un environnement meilleur.

"Nous plaidons ainsi pour une suppression de tous les emballages sandwiches et gaufres. Cette mesure est déjà appliquée dans d'autres écoles de Herve mais nous nous heurtons au refus de la direction", expliquent les porte-parole du mouvement qui ne comprennent pas que l'institution participe à une semaine "zéro déchet" et qu'elle refuse dans le même temps cette pratique dans la durée "alors que l'Afsca a donné son accord".