Bruxelles

Le Bruxellois Lucas Ducarme assure que si le CDH ne clarifie pas sa position à ce sujet, il sera très difficile de travailler avec eux au lendemain des élections si l'occasion s'y prête.

Le libéral Lucas Ducarme s'étonne du choix de Joëlle Milquet comme tête de liste à La Chambre pour Bruxelles. "Ce choix implique le retour des revendications et de l'électoralisme communautaristes. J'y vois un choix un très clair de la part du CDH. Un choix radicalement opposé à notre conception, au MR, de la cohésion sociale et du vivre ensemble basé sur des devoirs d'intégration et d'interculturalité et non le retour du communautarisme comme semble l'indiquer le choix de Joëlle Milquet", assure le Koekelbergeois.

"Je n'oublie pas qu'en 2012, Joëlle Milquet était favorable à des horaires de piscines spécifiques pour les femmes, au port du voile dans les écoles, aux cantines halal, etc. Lorsqu'elle était en charge des assises de l'interculturalité, Madame Milquet avait défendu les accommodements raisonnables", poursuit Lucas Ducarme. "C'est en totale contradiction avec les valeurs que nous défendons au MR. Si le programme du CDH à Bruxelles reste celui-ci de la ligne politique de Joëlle Milquet de l'époque, on ne pourra pas travailler avec eux à Bruxelles dans le cas où les résultats électoraux induisent des discussions entre nos deux partis. Si le CDH ne clarifie pas sa position sur ces sujet, cela risque d'être un vrai problème pour nous au MR."

Dans son programme, le MR revendiquera ainsi l'interdiction du port de signes religieux dans les écoles, les services publics et pour les élus. Il réaffirmera également la séparation complète entre l'Etat et l'Eglise. Le MR revendique par ailleurs toujours la mise en place du parcours d'intégration obligatoire dans lequel le candidat doit prouver la connaissance d'une des langues nationales, des valeurs de la Belgique.