Kenza Yacoubi, l’une des privilégiées…

Bernard Guy Publié le - Mis à jour le

Bruxelles

Révélés fin janvier par La Capitale, les passe-droits dans les toits communaux susciteront une violente secousse, ce soir (ou jeudi, si la séance s’éternise). En bénéficie, en effet, Kenza Yacoubi, la petite-fille de la belle-mère… de Jamal Ikazban !

Face au tohu-bohu , l’échevin du Logement, Karim Majoros (Écolo), démontera le système point par point. Jusqu’à délivrer le nom de ces 45 occupants hors critères d’attribution. Un plaisir qu’il ne nous a pas offert hier…

L’on sait toutefois que le nom de Kenza Yacoubi (570 voix le 14 octobre 2012) sortira de cette urne très particulière. Passée conseillère CPAS parce qu’empêchée de siéger en même temps qu’un membre de sa famille (le chef de file PS, Jamal Ikazban, donc), la jeune femme vit, depuis des lustres, en un bâtiment communal. Au 43 rue Tazieaux, très exactement. Avec la belle-mère de Jamal Ikazban, comme nous l’avions sous-entendu il y a quelques semaines. Pourtant, le parcours de Kenza Yacoubi eut dû la priver de cet économique toit du côté des Étangs Noirs.

3e d’une famille de quatre enfants, Kenza Yacoubi a collaboré, de mars 2002 à avril 2003, à la cellule presse de Laurette Onkelinx, ministre de l’Emploi. De septembre 1999 à février 2002, elle pratiqua le même métier chez Alain Hutchinson, alors secrétaire d’État au Logement.

Désormais, l’assistante sociale criminologue trime, depuis un bail, comme attachée parlementaire du sénateur Philippe Moureaux (PS) et ex-maïeur local.

Pas besoin de vous faire un dessin ! Ni de jeter un œil sur la fiche de paie de l’intéressée pour prouver que pas plus aujourd’hui qu’hier, elle n’avait de raison d’intégrer le 43 rue Tazieaux. "Elle y vit depuis la construction !", nous glisse-t-on.

Hélas ! Il s’avérera impossible de joindre la jeune femme. Mais l’on en met les mains au feu : son nom émergera de bien des conversations, ces jours-ci. Et ce, qu’elle soit, ou non, en passe de quitter un appartement qui ne lui revenait pas.

En 2012, un clip original lui valut son succès électoral. Ses réponses auront-elles la même force de conviction ?

Guy Bernard

Bernard Guy

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