Une commission décidera ce soir de l'avenir de la halte-garderie du CPAS de la commune.

Les 24 places de halte-garderie du CPAS de Koekelberg risquent de ne pas survivre à l'été. Pointant le coût que représente la halte et la diminution du taux de fréquentation, le CPAS envisage sérieusement sa fermeture. Créé en 1999, ce service vise à soutenir les bénéficiaires du CPAS en situation précaire ou de recherche d'emploi en leur gardant leur enfant à moindre coût, en fonction de leurs besoins. Répondant à un besoin de la population, la halte-garderie a rapidement grandi, passant de 9 à 24 places.

Oui mais voilà : elle serait aujourd'hui très coûteuse et rarement remplie. "Le contexte financier est défavorable depuis cinq ans. La halte-garderie cumulerait 1,4 million d'euros de déficit, soit près de 300 000 euros par an. Et l'année dernière, son taux de fréquentation n'a eu de cesse de décroître pour atteindre seulement 12 places en cas de pic sur 24 disponibles", explique la majorité communale.

Une décision critiquée par l'opposition libérale. "Le taux de couverture publique de la commune a bien évolué mais le nombre de places en milieux d'accueil est toujours insuffisant. La majorité fait un choix financier mais depuis quand la petite enfance ne devrait-elle plus coûter ? J'assimile ça à la cale d'un outil reconnu par l'ONE et qui fonctionne bien, déplore le conseiller communal Lucas Ducarme. Quant au taux d'occupation, c'est une fausse réponse car je n'ai pas l'impression que la précarité baisse ces dernières années. C'est un choix de ne pas valoriser, accompagner ce projet social, alors même que l'ONE avait accepté de soutenir financièrement la transformation de la halte en crèche à part entière."

Le président du CPAS, Dirk Lagast (sp.a) précise de son côté que le CPAS ne vise pas la création d'une crèche. "L'aide que nous proposons est occasionnelle, pour les parents qui ont des entretiens d'embauche ou des rendez-vous administratifs. Parmi les 26 enfants actuellement inscrits à la halte, la moitié doivent être réorientés car leurs parents travaillent." Il assure cependant qu'une solution sera trouvée pour tous les enfants concernés. "La moitié des enfants seront en âge scolaire dès septembre et une solution sera trouvée dans les cinq mois pour les autres. Nous sommes en contact avec Actiris et la commune pour nous assurer que les parents continuent à bénéficier d'un tarif préférentiel et pour que les puéricultrices retrouvent un emploi."  Le CPAS prévoit pour cela un budget annuel de 100 000 euros.

La fermeture de la halte-garderie a été confirmée mardi soir. La halte devrait fermer ses portes cet été, période durant laquelle le taux d'occupation est au plus bas.