L'ALE était déjà en mauvaise santé financière, le Covid-19 a précipité les choses.

L'Agence locale pour l'emploi (ALE) de Jette a décidé de faire aveu de faillite compte tenu de ses difficultés financières, ont indiqué mardi le cabinet du bourgmestre Hervé Doyen (CDH) et la présidente de l'ASBL, Nathalie Vandenbrande. Septante-cinq travailleurs sont concernés. L'aveu de faillite, acté par le conseil d'administration vendredi passé, sera déposé d'ici fin mai au greffe du tribunal de l'entreprise.

La présidente avait dès son entrée en fonction en novembre dernier entrepris des démarches pour essayer de trouver de l'oxygène. "Les problèmes de trésorerie sont entre autres à lier à la réforme des ALE qui date de plusieurs années", a détaillé Michel Steurbaut, chef de cabinet du bourgmestre à l'agence Belga. "Le Covid a malheureusement précipité les choses", et contraint l'ASBL à mettre son personnel au chômage technique, ajoute la présidente.

L'ALE proposait des travaux de proximité comme l'entretien du jardin, l'accompagnement des personnes âgées, la garde d'enfants, de l'aide à domicile ou encore un soutien administratif. Elle offrait du travail à des chercheurs d'emploi inoccupés. 

Des promesses d'engagements ont déjà été faites pour une partie du personnel par d'autres ALE ou bureaux privés de titres-services. "Selon une déléguée syndicale, une vingtaine de travailleuses pourraient ainsi être reprises avec leurs clients", assure Nathalie Vandenbrande. "L'idée serait d'organiser un accompagnement pour permettre aux travailleuses qui le souhaitent de partir avec leurs clients. In fine, ce que veut le client, c'est son aide-ménagère habituelle."