Situé avenue de la Reine, l’ancien hôtel de maître d’Emile Bockstael est désormais classé. Avec une façade de style néoclassique, la maison répond "aux principales exigences spatiales de ces demeures que se fait construire la grande bourgeoisie de l’époque". Particularité de l'habitation: la cage d'escalier est décorée de peintures murales inspirées de l’Égypte antique. Une thématique assez originale pour un intérieur bourgeois bruxellois.

© P.S.

"Ce bâtiment est méconnu. Son intérieur est pourtant extraordinaire. On y retrouve, dans un parfait état, des éléments de décoration propres à l’architecture bourgeoise de l’époque (plafonds moulurés, sols en granito et mosaïques, cheminées en marbre, lambris, vitraux, papiers peints, radiateurs, etc.). Les pièces en enfilade du rez-de-chaussée et celles du premier étage présentent un décor intact et remarquable dans sa richesse et son originalité, notamment avec ses tapisseries dont les sujets sont issus de tableaux de David Teniers le Jeune (XVIIe siècle). Ce petit bijou doté de peintures murales inspirées de l’Égypte antique uniques à Bruxelles était visitable lors de Journées du Patrimoine et je suis satisfait de le voir définitivement classé", explique Pascal Smet (one.brussels), secrétaire d’État en charge de l’Urbanisme et du Patrimoine.

Le bâtiment, construit en 1876, a été la demeure du bourgmestre Émile Bockstael de 1887 à 1920 (date de sa mort) et constitue un exemple particulièrement intéressant d’architecture éclectique.

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